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À force de temporiser, l’AS Saint-Étienne voit certains dossiers lui échapper… pour longtemps. Ces derniers mois, les supporters stéphanois assistent avec amertume à l’éclosion de joueurs ciblés puis abandonnés par leur club, aujourd’hui devenus des références ailleurs. Le cas de Robin Risser, désormais incontournable au RC Lens, cristallise cette frustration grandissante autour de la stratégie sportive des Verts.
Un profil identifié… mais jamais sécurisé
Au printemps 2025, l’ASSE prépare son mercato avec l’ambition de renforcer un poste clé : celui de gardien de but. Le nom de Robin Risser circule alors avec insistance dans les bureaux du club. À seulement 21 ans, le portier sort d’un prêt convaincant au Red Star en Ligue 2, où il a disputé 19 rencontres et signé cinq clean sheets.
Selon Peuple-Vert, le joueur représentait « une opportunité à moyen terme, capable de s’imposer comme titulaire en Ligue 2 et d’évoluer au niveau supérieur ». Un profil jeune, à fort potentiel, parfaitement aligné avec le projet affiché par la direction stéphanoise. Mais comme souvent ces dernières saisons, l’ASSE a hésité. Discussions prolongées, arbitrages financiers, manque de réactivité : pendant que les Verts temporisent, un concurrent plus déterminé entre dans la danse.
Lens frappe juste, Saint-Étienne regarde passer
Début juillet 2025, le RC Lens finalise le transfert de Robin Risser. Montant de l’opération : 3 millions d’euros, assortis de bonus estimés à 1,5 million. Une somme jugée trop élevée à l’époque par les dirigeants stéphanois, mais qui apparaît aujourd’hui dérisoire au vu du rendement du joueur.
MercatoMercato : Rennes a déjà trouvé le remplaçant de Kader MeïtéCinq mois plus tard, le constat est sans appel. Titulaire indiscutable chez les Sang et Or, Risser enchaîne les prestations de haut niveau. Il est l’un des artisans majeurs de la solidité défensive lensoise, meilleure défense de Ligue 1 après 16 journées avec seulement 13 buts encaissés, devant le PSG et l’OM. À Lens, le jeune gardien est déjà considéré comme intouchable. À Saint-Étienne, il symbolise un regret de plus.
Un scénario qui rappelle un autre échec marquant
Difficile, pour les supporters de l’ASSE, de ne pas faire le parallèle avec le dossier Matthieu Udol. Là encore, Saint-Étienne avait identifié le bon profil… avant de reculer. En refusant d’ajouter deux millions d’euros aux 4 millions proposés à Metz, le club avait vu le latéral lui filer entre les doigts. Ironie du sort, Udol a lui aussi rejoint Lens, pour un montant final inférieur à l’offre initiale stéphanoise. Deux dossiers, un même constat : une prudence financière excessive qui coûte cher sportivement.
Des choix qui interrogent la stratégie sportive
Aujourd’hui reléguée en Ligue 2, l’ASSE doit composer avec Gautier Larsonneur, auteur de 25 buts encaissés en 17 matchs. Pendant ce temps, Robin Risser brille au plus haut niveau. Ces occasions manquées interrogent sur le fonctionnement de la cellule de recrutement et sur sa capacité à transformer de bonnes intuitions en décisions concrètes. À Saint-Étienne, le temps joue rarement en faveur des hésitants. Et certains talents, une fois envolés, ne regardent plus jamais en arrière.

