ASSE : Deux supporters lourdement sanctionnés, un message clair envoyé à toute la Ligue 1

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Une décision judiciaire inédite vient de tomber après les incidents survenus lors du dernier derby ASSE–OL. Deux supporters stéphanois ont été condamnés à de la prison avec sursis et interdits de stade pendant trois ans pour avoir lancé une pièce sur un arbitre. Une sanction lourde, saluée par le Syndicat des Arbitres du Football d’Élite, qui y voit un tournant majeur dans la lutte contre les violences en tribunes. Cette affaire pourrait bien changer durablement la façon dont la justice traite les débordements dans les stades.

Une sanction jamais vue dans un stade français

Le derby ASSE–OL d’avril dernier Ligue 1, remporté par Saint-Étienne dans un Chaudron bouillant (2-1), n’a pas marqué les esprits uniquement pour son scénario sportif. Ce soir-là, alors que la tension montait autour de la pelouse, une pièce est lancée depuis les tribunes en direction du corps arbitral. L’un des arbitres assistants est touché. Les deux supporters identifiés viennent d’être condamnés par le tribunal correctionnel de Saint-Étienne à sept mois de prison avec sursis et trois ans d’interdiction de stade. À cela s’ajoutent des dommages et intérêts à verser à l’arbitre, aux clubs concernés et aux instances. Une sanction rare, mais surtout une première en France à un tel niveau de sévérité pour ce type de faits.

Les arbitres soulagés et déterminés

Le Syndicat des Arbitres du Football d’Élite (SAFE) s’est félicité de cette décision, estimant qu’un cap vient d’être franchi dans la protection des officiels. Dans son communiqué, le syndicat écrit :
« Les prévenus ont été reconnus coupables des faits de violence aggravée : 7 mois d’emprisonnement avec sursis, interdiction de pénétrer dans une enceinte sportive pendant 3 ans (…). C’est une première en France à de tels niveaux de sanctions. »

Plus loin, le SAFE rappelle que la justice ne vise pas l’ensemble des supporters, mais bien une minorité irresponsable :
« Il ne s’agit en aucun cas de stigmatiser les supporteurs (…). Il s’agit d’éradiquer les comportements insultants, violents et menaçants. »

Le syndicat évoque même l’enjeu de protection des arbitres amateurs, souvent démunis face aux incivilités.

Un message clair envoyé à tous les stades de France

Si l’affaire concerne l’ASSE, elle dépasse le cadre du club stéphanois : désormais, la ligne rouge est posée. Les arbitres sont officiellement reconnus comme détenteurs d’une mission de service public, et toute violence à leur encontre expose son auteur à des peines aggravées. Le SAFE insiste dans son communiqué sur un principe simple : « On ne touche pas à l’arbitre, on le respecte. »

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Du côté de Saint-Étienne, la priorité est désormais de préserver l’image du club et d’éviter toute récidive. L’ASSE, comme tous les clubs français, pourrait être amenée à renforcer ses dispositifs de contrôle lors des rencontres sensibles. Pour le football français, cette condamnation marque un tournant. Les stades veulent rester des lieux de passion, pas des salles d’audience. Une chose est maintenant certaine : le football ne tolérera plus qu’on s’en prenne aux arbitres.


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