L’ASSE n’a pas su faire mieux qu’un triste match nul face à la lanterne rouge Bastia devant un public du Geoffroy-Guichard qui répond toujours présent. Ce mauvais résultat n’oblige toutefois pas Eirik Horneland à s’inquiéter puisqu’il garde le soutien de sa direction.
L’AS Saint-Etienne avait une occasion en or de mettre la pression sur l’ESTAC Troyes, actuel leader de Ligue 2. Pour la dernière journée de championnat de l’année civile 2025, les Verts recevaient donc la seule équipe qu’ils n’avaient pas encore reçue jusqu’alors : le SC Bastia. Une rencontre plus que jamais abordable sur le papier, étant donné l’écart considérable de niveau entre les deux équipes. D’un côté, une formation qui a dépensé 25 millions d’euros lors du dernier mercato estival pour se donner les moyens de faire l’ascenseur et remonter en Ligue 1 en fin de saison. De l’autre, une équipe en crise qui n’a remporté qu’un seul petit match depuis le début de la saison. Et malgré une domination écrasante avec 77% de possession, 16 tirs dont 10 cadrés et une circulation de balle outrageante, l’ASSE n’a pas su faire mieux qu’un triste match nul.
Eirik Horneland est serein
Une nouvelle fois, Saint-Etienne a montré une fragilité défensive ahurissante. Si sur le plan offensif, il n’y a pas grand chose à redire de la meilleure attaque du championnat, sur un plan défensif, il y a largement de quoi s’inquiéter. Depuis le début de la saison, les hommes d’Eirik Horneland n’ont réussi que 5 clean sheets. Un total trop faible pour un prétendant au titre et à la montée. L’entraineur norvégien ne veut même pas changer ce qui ne fonctionne pas : « Je ne pense pas faire de changement sur notre plan de jeu, juste nous améliorer sur son application« , a-t-il expliqué après la rencontre. S’il se permet de poursuivre sur ce terrain-là, c’est parce qu’il a encore le soutien de sa direction, indique L’Equipe.
Alors qu’Ivan Gazidis avait déclaré publiquement qu’Eirik Horneland était l’un des entraineurs les plus intéressants du football européen, il faudrait un revirement de situation total pour que le dirigeant canadien change de fusil d’épaule. Pour les supporters présents à Geoffroy-Guichard hier soir, la lassitude est en tout cas très prégnante.

