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Près de dix-huit mois après son éviction surprise du banc stéphanois, l’ancien technicien des Verts est sorti du silence. Au micro de Carton Rouge TV, le coach qui avait orchestré le retour héroïque du club dans l’élite en 2024 a profité de l’occasion pour analyser, avec un recul piquant, les choix stratégiques imposés par le nouveau propriétaire américain lors de son arrivée aux affaires.
Le mercato de la discorde après le miracle
Pour Olivier Dall’Oglio, la gestion du premier marché des transferts estival de l’ère Kilmer Sports Ventures reste le point de rupture. Alors que le club venait d’arracher sa promotion, le technicien réclamait des fondations solides pour pérenniser l’équipe à l’étage supérieur. Des demandes restées lettre morte face aux ambitions algorithmiques de la direction. « Il nous fallait de l’expérience, il fallait des cadres. Un joueur par ligne et ça aurait suffi », regrette-t-il amèrement aujourd’hui. Au lieu de cela, la cellule de recrutement s’est tournée vers de très jeunes profils dénichés à l’étranger à l’image de Ben Old ou Augustine Boakye. Une politique de rupture qui a immédiatement fragilisé le vestiaire stéphanois selon lui.
L’excès d’algorithmes pointé du doigt
Derrière ce choix d’effectif se cache la fameuse politique de la data, poussée à l’extrême par la galaxie KSV, ce qui a fini par coûter sa place au technicien français au profit d’Eirik Horneland. Si le natif d’Alès concède que les statistiques sont utiles dans le football moderne, il fustige la déshumanisation du recrutement stéphanois : « C’est l’excès de data qui n’est pas bon. On ne mise que là-dessus. Si on ne prend pas en compte l’aspect humain, on fait une erreur. » Pour l’ancien entraîneur de l’ASSE, le football de haut niveau ne se résume pas à des lignes de code sur un écran. « Un joueur, ce n’est pas un numéro. Un joueur, c’est un homme », conclut-il dans un dernier tacle appuyé.

