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Le point de non-retour est atteint dans le Forez. Deux ans après le rachat du club par le fonds américain Kilmer Sports Ventures, l’immense déception d’une nouvelle saison à venir en Ligue 2 a brisé les derniers semblants d’union sacrée. Ce mardi, l’ensemble des groupes de supporters stéphanois a publié un communiqué commun d’une violence rare, ciblant nommément les têtes pensantes de la direction.
Le trio Gazidis-Fahmy-Rosenfeld pilonné par les ultras
Signé d’une seule voix par les Magic Fans, les Green Angels, l’Union Supporters Stéphanois et les Indépendantistes Stéphanois 98, le texte prend la forme d’un réquisitoire sans concession. Le premier visé n’est autre que le président Ivan Gazidis, cloué au pilori pour son absentéisme chronique. Les groupes fustigent « un président bien trop absent et déconnecté de la réalité de notre championnat, convaincu de pouvoir imposer sa méthode depuis l’étranger ».
Ses deux plus proches collaborateurs subissent le même traitement de faveur. Huss Fahmy est tancé pour son management jugé arrogant, tandis que Jaeson Rosenfeld, le grand manitou de l’approche data, voit ses choix qualifiés d’« inappropriés à court terme ». L’échec des recrues statistiques lors des barrages face à Nice a fini par discréditer totalement leur modèle aux yeux du public. Pire, la légitimité des figures locales comme Loïc Perrin ou Jean-François Soucasse est ouvertement remise en question, ces derniers étant rétrogradés au rang de simples « fusibles et exécutants » de l’actionnaire américain.
Un ultimatum clair axé sur l’identité
Face à ce qu’ils perçoivent comme une dérive marketing hors-sol, les ultras rappellent les fondamentaux du Chaudron : « L’ASSE n’est pas une marque mais un club de football qui n’a besoin que de deux maillots pour pouvoir jouer ».
ASSEMercato ASSE : Deux départs et un Lillois visé après la montée manquéePour éviter que le club ne sombre dans une crise institutionnelle majeure avant la reprise, le peuple vert exige des actes immédiats : l’installation d’un directeur sportif fort et présent quotidiennement à l’Étrat, la nomination d’un capitaine digne des valeurs ouvrières de la ville, et la fin des discours politiques. KSV est prévenu, le crédit des promesses est épuisé.

