Si tout va bien sur le plan sportif avec 5 victoires consécutives dans la poule A de National 2 et une place de leader acquise après la victoire face à la réserve de Lorient, en coulisses, les Girondins de Bordeaux risquent de connaitre des prochains mois très mouvementés qui pourraient coûter gros.
Rien ne va plus pour les finances des Girondins de Bordeaux. Si la direction pensait avoir fait le plus dur en écrasant une grande partie de ses dettes l’été dernier grâce à son plan de continuation validé par le tribunal de Commerce de Bordeaux, elle se retrouve désormais face à une avalanche de litiges. Une information parue dans Sud Ouest qui fait suite au conflit entre Cédric Yambéré et son club formateur. Comme l’a récemment indiqué un communiqué officiel du club, le défenseur central n’est plus un joueur bordelais. Alors qu’il était sous contrat jusqu’en juin 2026, il s’est vu notifier une rupture anticipée après une procédure disciplinaire ouverte à son encontre. En cause, une altercation avec un coéquipier après la lourde défaite de la réserve à Bayonne (4-0). La conséquence pour les Girondins de Bordeaux est directe puisque Yambéré va porter l’affaire au conseil des prud’hommes. Un litige supplémentaire qui s’ajoute à la longue liste des galères bordelaises.
Les Girondins de Bordeaux en pleine galère judiciaire
En effet, outre le cas de Cédric Yambéré, Gérard Lopez et ses hommes ont bien d’autres problèmes à régler, lesquels seront bien plus coûteux en cas de défaite judiciaire. Les ex-formateurs Philippe Lucas, Jean-Luc Dogon et André Penalva, qui ont enchainé les CDD pendant 19, 13 et 18 ans, n’avaient pas été renouvelés en 2019 et demandent au total 772 000 euros. Après une première audience qui n’a pu départager personne, une deuxième s’est récemment déroulée, ajoute Sud Ouest. Ce n’est toujours pas tout puisqu’une autre audience, avec Patrice Lair, l’ancien entraineur de l’équipe féminine, est attendue en mars 2026.
De plus, Vladimir Petkovic et son adjoint Antonio Manicone réclament toujours 15 millions d’euros pour les deux ans et demi de salaire qu’il leur restait à percevoir et pour préjudice moral. Après avoir été débouté en première instance, les deux hommes ont fait appel sans qu’une date d’audience n’ait encore été fixée. Enfin, le quotidien régional révèle que plusieurs autres formateurs et entraineurs « au CDD rompu prématurément en novembre 2024 au même moment ont également décidé de saisir le tribunal des prud’hommes pour le préjudice« . Des déboires judiciaires qui, espérons-le, n'empêcheront pas les hommes de Bruno Irles de poursuivre sur leur excellente série de victoires.

