Malgré la victoire de l’Équipe de France face à la Colombie (1-3), Christophe Dugarry a été fortement dérangé par la prestation de Rayan Cherki. Selon l’ancien attaquant des Bleus et des Girondins de Bordeaux, le natif de Lyon est à côté des exigences du haut niveau.
Titularisé par Didier Deschamps pour affronter la Colombie, Rayan Cherki a marqué des points pour de très nombreux observateurs de la rencontre de l’Équipe de France. Sur les réseaux sociaux comme dans la presse étrangère, la prestation des Bleus a été particulièrement marquante, tout comme les qualités techniques rares du prodige de Manchester City. De toute évidence, l’ancien Lyonnais aura le droit à une place de choix dans le groupe tricolore qui partira sur le continent américain pour la Coupe du monde en fin de saison. Auteur de 78 minutes d’un très gros niveau, Rayan Cherki n’a toutefois pas convaincu tout le monde. Ses dribbles chaloupés et sa volonté de représenter le beau jeu ne parlent pas du tout à Christophe Dugarry.
Rayan Cherki se fait allumer
« Quel est ce joueur qui peut se permettre de s’arrêter quand il perd le ballon ? Quel est ce joueur qui, à chaque fois qu’il touche le ballon, est en représentation ? Arrêtez de parler de Cherki comme ça. (…) On est tous d’accord, c’est un très bon joueur, il n’y a aucun doute. Mais excusez-moi, il a quoi de plus qu’Olise, Doué, Dembélé, Barcola et plein d’autres ? Mais arrêtez ! Aujourd’hui, Cherki sera dans la rotation, et tant mieux pour l’équipe de France, mais il n’y a rien de plus. C’est un joueur qui a encore besoin de régularité et d’être bien meilleur sur la durée. Il a besoin de montrer, de prouver, de démontrer… Oh, Cherki, ce n’est pas Zidane« , a lâché le champion du monde 98 sur les ondes de RMC dans l’émission « Rothen s’enflamme ».
Force est de constater que le désir de Rayan Cherki de partager un peu de magie dans un football devenu robotique et axé sur les qualités athlétiques ne passe pas auprès de tout le monde. A lui désormais de montrer qu’il mérite de gagner sa place en Bleus, lui qui a marqué ce dernier rassemblement par sa personnalité tournée vers le collectif.

