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Déjà sanctionné en Ligue 1 pour des critiques envers les arbitres, Olivier Létang se retrouve une nouvelle fois dans la tourmente. L’UEFA a ouvert un dossier disciplinaire à l’encontre du président du LOSC après sa colère exprimée à la mi-temps du match face au PAOK Salonique. Des propos qui, selon l’instance européenne, pourraient constituer une « conduite incorrecte ». Le dirigeant nordiste risque désormais une suspension.
L’UEFA passe à l’action après les propos de Létang
Le président du LOSC, Olivier Létang, n’a visiblement pas digéré les décisions arbitrales prises lors du match de Ligue Europa entre Lille et le PAOK (3-4). À la mi-temps de la rencontre, le dirigeant lillois a attendu l’arbitre monténégrin Nikola Dabanovic dans le couloir des vestiaires, téléphone à la main. « J’ai déjà écrit à M. Ceferin. Ce qu’il s’est passé ce soir, c’est dingue », aurait-il déclaré, en anglais, selon des images diffusées par Canal+.
Une attitude qui n’a pas échappé à la commission de discipline de l’UEFA. D’après les informations de L’Équipe, l’instance européenne a décidé d’ouvrir un cas disciplinaire pour “conduite incorrecte”. Une procédure qui pourrait déboucher sur une sanction à l’encontre du président lillois, déjà épinglé par le passé pour des propos similaires en championnat.
Une frustration née d’un penalty non sifflé
La colère d’Olivier Létang trouve son origine dans un fait de jeu à la 40e minute. Alors que le LOSC était mené 0-2, l’arbitre a refusé d’accorder un penalty pourtant évident après un tirage de maillot sur Matias Fernandez-Pardo dans la surface grecque. Malgré l’intervention du VAR et un long visionnage des images, Nikola Dabanovic a maintenu sa décision, déclenchant la fureur du public du stade Pierre-Mauroy et de son président. L’UEFA, de son côté, a estimé que le Monténégrin n’avait pas commis d’erreur manifeste, une position qui n’a fait qu’accroître l’incompréhension côté lillois.
Un passif déjà lourd en matière de critiques arbitrales
Ce n’est pas la première fois qu’Olivier Létang s’en prend ouvertement à l’arbitrage européen. En mars dernier, après l’élimination du LOSC face au Borussia Dortmund en huitièmes de finale de Ligue des Champions (1-1, 1-2), il avait vivement contesté les décisions de l’arbitre suisse Sandro Schärer :
« Quand il y a eu la désignation de l’arbitre et que j’ai vu qu’il était Suisse-Allemand, j’ai trouvé ça particulier. À la mi-temps, il parlait avec les joueurs de Dortmund exclusivement en allemand », avait-il déploré.
Déjà sanctionné de trois matchs de suspension (dont deux avec sursis) par la LFP pour des propos similaires en Ligue 1, le président lillois pourrait cette fois être épinglé par une instance plus sévère. Selon l’article 15 du règlement disciplinaire de l’UEFA, toute tentative d’influencer ou de mettre la pression sur des arbitres peut entraîner une suspension ou une interdiction de banc de touche.
Létang, un président sous tension
Entre frustration sportive et agacement face à certaines décisions arbitrales, Olivier Létang peine à contenir ses émotions. Sa passion et son franc-parler, souvent salués, pourraient cette fois lui coûter cher. Alors que le LOSC réalise une saison européenne prometteuse, cette nouvelle polémique vient ternir un tableau jusque-là encourageant pour le club nordiste. La commission disciplinaire de l’UEFA devrait rendre sa décision dans les prochaines semaines. En attendant, le président lillois reste sous le feu des projecteurs, mais pas forcément pour les raisons qu’il aurait souhaitées.

