Depuis le départ de Ruben Amorim en janvier dernier, Manchester United semble avoir retrouvé une sérénité inattendue sous l’égide de Michael Carrick. Entre résultats probants et gestion humaine apaisée, l’ancien milieu de terrain s’impose comme étant bien plus qu’une simple solution de secours, même si son avenir à long terme divise.
Propulsé à la tête de l’équipe première après le licenciement de Ruben Amorim, Michael Carrick a immédiatement imposé sa patte. À 44 ans, celui qui a fait ses armes en tant qu’entraineur à Middlesbrough propose un style de management radicalement différent de son prédécesseur. Le changement le plus flagrant réside dans la modification de la structure tactique, une mutation à laquelle le vestiaire a adhéré avec enthousiasme.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avec quatre victoires et un nul en cinq matchs, Carrick affiche un taux de réussite impressionnant de 80 % sur l’ensemble de ses passages en tant qu’intérimaire. Pour lui, entraîner Manchester United est le « rôle ultime« , un privilège qu’il savoure sans tomber dans le pur sentimentalisme. S’il reconnaît son amour viscéral pour le club, il insiste sur sa mission concrète : bâtir une équipe performante et obtenir des résultats immédiats pour stabiliser une institution secouée par les crises internes.
Michael Carrick, c’est encore flou
Malgré cette dynamique de victoires et le soutien croissant des supporters, l’avenir de Carrick sur le banc d’Old Trafford pour la saison prochaine est loin d’être acté. Selon TEAMtalk, la direction mancunienne, représentée par INEOS, refuse de céder à la précipitation. Bien que le travail de l’Anglais soit salué en interne, il ne serait pas considéré, à ce stade, comme le favori pour occuper le poste de manière permanente cet été.
Manchester UnitedManchester United : La folle rumeur Carlo Ancelotti prend un gros virageManchester United continue d’explorer activement d’autres options de calibre international pour mener à bien son projet sportif à long terme. Cette prudence s’explique par la volonté de ne pas transformer un intérim réussi en une nomination émotionnelle, une erreur parfois commise par le passé. Carrick, de son côté, reste concentré sur sa tâche, conscient que seule une fin de saison exceptionnelle pourrait forcer la main de ses dirigeants et transformer son « rôle ultime » en une aventure durable.

