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Ils étaient considérés comme les visages du projet stéphanois cet été. Mais en l’espace de quelques semaines, la hiérarchie offensive a été totalement bouleversée à Saint-Étienne. Lucas Stassin et Zuriko Davitashvili, longtemps jugés intransférables, n’ont plus le même statut et pourraient désormais quitter le club dès le mercato hivernal. Une phrase lâchée par Eirik Horneland a tout changé.
Un match qui change tout
Il y a parfois des soirs qui font basculer une saison. Samedi, l’AS Saint-Étienne se déplaçait à Troyes, leader du championnat, avec l’obligation de réagir après une période compliquée. Les Verts ont réussi un énorme coup en s’imposant 3-2, reprenant ainsi deux points précieux au sommet de la Ligue 2. Mais au-delà du résultat, c’est la composition de départ qui a surpris : Lucas Stassin et Zuriko Davitashvili, présentés comme les têtes d’affiche du projet cet été, ont démarré sur le banc. Le Belge n’est entré qu’à l’heure de jeu. Quant au Géorgien, il n’a pas disputé la moindre minute. À l’inverse, le trio Joshua Duffus, Irvin Cardona, Augustine Boakye a flambé. Percutant, complémentaire, décisif. Un trio qui, selon toute vraisemblance, a rebattu les cartes in situ.
Horneland lâche une phrase lourde de sens
En conférence de presse, Eirik Horneland ne s’est pas contenté de saluer la prestation de ses titulaires. Il a aussi envoyé un message très clair concernant l’avenir de Stassin et Davitashvili. Le coach norvégien a lâché une phrase qui risque d’agiter tout le mercato :
« Lucas et Zuriko sont avec nous et on compte sur eux. Mais il y a de quoi faire offensivement s’ils décident de partir. »
Une déclaration qui tranche radicalement avec le discours du mois d’août, lorsque le club refusait catégoriquement de céder ses deux joueurs.
De « intransférables » à transférables en janvier
Il faut dire que l’été dernier, l’ASSE avait clairement fixé les règles du jeu. Pour Lucas Stassin, les Verts exigeaient 30 M€ minimum. Le club avait même repoussé une proposition de 37 M€ du CSKA Moscou et une autre avoisinant 50 M€ d’Al-Hilal. Une position ferme destinée à conserver son attaquant numéro un. Aujourd’hui, la réalité sportive est tout autre. Relégué sur le banc lors des trois dernières rencontres, Stassin sait que sa situation peut impacter son avenir international. Lui qui espère représenter la Belgique lors de la Coupe du monde 2026 ne peut plus se permettre de rester remplaçant. Davitashvili, lui, semble avoir perdu la confiance du coach aussi vite qu’il l’avait gagnée.
Le mercato d’hiver comme point de bascule
Les paroles d’Horneland ne sont pas anodines. L’entraîneur assume publiquement que son équipe peut fonctionner sans les deux joueurs. Ce n’était inimaginable il y a encore quelques semaines. Pour l’ASSE, l’idée n’est plus de bloquer, mais d’écouter. Et si des offres comparables à celles de l’été se présentent, les dirigeants pourraient cette fois dire oui. Le mercato n’a pas commencé, mais on peut déjà l’affirmer : le dossier Stassin-Davitashvili va enflammer janvier à Saint-Étienne.

