Afficher les titres Masquer les titres
Alors que le loft stéphanois commence à se remplir avec des départs de cadres déjà actés, l’interrogation planait autour des jeunes recrues estivales arrivées sous l’ère Kilmer Sports. Malgré un temps de jeu famélique cette saison, la direction de l’AS Saint-Étienne vient de sceller l’avenir de Strahinja Stojkovic et Lassana Traoré, envoyant un signal fort sur la nouvelle stratégie de trading et de post-formation du club forézien.
L’ASSE version Kilmer Sports assume ses paris. Contrairement aux années précédentes où l’urgence imposait des résultats immédiats, le club du Forez mise désormais sur la patience avec ses projets à long terme. C’est le cas pour Lassana Traoré (18 ans) et Strahinja Stojkovic (19 ans). Arrivés l’été dernier pour renforcer les couloirs, les deux latéraux n’ont quasiment pas existé dans la rotation de l’équipe première, mais leur crédit reste intact aux yeux des décideurs stéphanois.
Lassana Traoré : 5 minutes de jeu mais une confiance aveugle
Le cas du jeune Sénégalais est symptomatique de cette nouvelle gestion. Débarqué de l’institut Diambars, le latéral gauche a vécu une première année européenne calvaire, minée par les pépins physiques. Avec seulement 5 minutes de jeu en Ligue 2, son bilan comptable est quasi nul. Pourtant, selon Peuple-Vert, l’ASSE ne compte pas s’en séparer. « Rien n’est remis en cause sur le long terme » assure le média spécialisé, précisant que le joueur, sous contrat jusqu’en juin 2029, ne sera jugé qu’après plusieurs exercices complets.
Le pari à 2,8 millions de Strahinja Stojkovic
La situation est légèrement différente pour le Serbe Strahinja Stojkovic. Recruté pour 2,8 millions d’euros en provenance de l’Étoile Rouge de Belgrade, l’investissement est loin d’être anecdotique pour les finances des Verts. Si ses limites tactiques ont été pointées du doigt lors de ses rares apparitions (2 matchs pros), ses 12 rencontres avec la réserve ont permis d’entrevoir un potentiel athlétique intéressant.
Alors que des cadres comme Dennis Appiah ou Florian Tardieu préparent leurs valises, Saint-Étienne choisit de sanctuariser ses espoirs. En conservant ces éléments malgré des débuts timides, le board stéphanois valide sa doctrine : acheter jeune, polir dans l’ombre et ne récolter les fruits que bien plus tard. Un luxe que seule la stabilité financière apportée par les nouveaux propriétaires permet aujourd’hui à la cité minière.

