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Il y a encore quelques mois, Jonathan Clauss représentait l’un des actifs les plus valorisables de l’OGC Nice. Courtisé à l’étranger, titulaire en équipe de France, le latéral droit semblait promis à une sortie par la grande porte. Aujourd’hui, le décor a radicalement changé. Entre choix stratégiques discutables, tensions internes et chute brutale de sa valeur marchande, le dossier Clauss est devenu un symbole des errements de la gestion niçoise.
Un refus qui a tout fait basculer
À l’été dernier, Nice pensait tenir une position de force. Le Bayer Leverkusen multipliait les approches pour Jonathan Clauss, avec des propositions atteignant 12 millions d’euros, bonus compris. Suffisant pour de nombreux clubs, mais pas pour le board azuréen, qui réclamait 20 millions d’euros pour un joueur de 33 ans, déjà proche de la fin de contrat.
Ce bras de fer n’a pas tourné à l’avantage du Gym. Face à l’intransigeance niçoise, Leverkusen a changé de stratégie et s’est tourné vers Lucas Vazquez. Une issue qui a laissé des traces. Selon plusieurs sources, Clauss est ressorti dégoûté de cet épisode, conscient d’avoir vu passer l’une des dernières opportunités majeures de sa carrière à l’étranger.
Une spirale négative sur et en dehors du terrain
Depuis cet échec, la dynamique s’est inversée. Les performances du latéral droit n’ont jamais retrouvé leur niveau antérieur, et son implication a progressivement été remise en question. Plus inquiétant encore pour Nice, son comportement a fini par devenir un sujet en interne.
Fin octobre, Franck Haise a pris une décision forte en écartant Jonathan Clauss du groupe professionnel. Dans la foulée, des soupçons ont émergé autour de sa blessure au genou. En toile de fond, une clause contractuelle sensible : une prolongation automatique liée à un nombre précis de titularisations en Ligue 1, 18 ou 20 matchs selon les sources. L’objectif du joueur semble désormais limpide : éviter cette activation pour pouvoir quitter le club librement à l’issue de la saison.
Nice dos au mur sur le mercato d’hiver
Face à cette situation devenue ingérable, l’OGC Nice a changé de cap. Selon L’Équipe, le club souhaite désormais se séparer de Clauss dès cet hiver. Un revirement total, qui souligne un manque d’anticipation criant.
MercatoInfo Média Foot : Strasbourg s’intéresse à Amadou Koné (Neom)Le problème, c’est que le marché ne pardonne pas. La valeur marchande du joueur est aujourd’hui estimée autour de 3 millions d’euros, très loin des exigences affichées quelques mois plus tôt. Avec un contrat qui court jusqu’en juin 2026, Nice ne peut plus se permettre d’attendre. Le risque d’un départ libre est bien réel.
Une leçon de gestion aux lourdes conséquences
Ce dossier illustre une réalité brutale : en refusant de vendre au bon moment, l’OGC Nice s’est lui-même piégé. Ce qui devait être une vente stratégique est devenu un dossier embarrassant, avec à la clé une perte financière quasi certaine et un climat sportif dégradé. À l’heure de faire ses comptes, le Gym n’a plus qu’une option : accepter des offres au rabais et tourner la page. Un épilogue amer pour un joueur qui, il y a peu encore, incarnait l’ambition niçoise sur la scène européenne.

