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Les dernières semaines, éprouvantes, semblent avoir particulièrement usé et fatigué Roberto De Zerbi. Au terme de sa deuxième saison à l’OM, il ne serait pas étonnant de voir l’Italien changer d’air et sortir de la machine marseillaise, souvent trop intense…
À Marseille, les signes ne trompent plus vraiment. Sans jamais l’exprimer publiquement, Roberto De Zerbi semble aujourd’hui porter le poids d’une aventure devenue particulièrement éprouvante. Arrivé avec une énergie débordante et une forte personnalité, l’entraîneur italien donne désormais l’image d’un technicien plus mesuré, parfois distant, comme rattrapé par l’intensité permanente de la machine marseillaise. Les dernières semaines ont laissé des traces, sportivement et humainement, dans un contexte où l’OM traverse une période délicate, entre résultats frustrants et climat pesant autour du club.
Une usure visible accentuée par les résultats récents
La fin de saison a pris une tournure difficile pour l’OM et son entraîneur. La lourde défaite face à Bruges (3-0) en Ligue des champions a agi comme un coup de massue, tant par le score que par le contenu proposé. Quelques jours plus tard, le match nul concédé face au Paris FC (2-2), avec une égalisation encaissée dans les derniers instants, a renforcé le sentiment d’impuissance. Sur le banc, Roberto De Zerbi est apparu moins démonstratif, loin de l’image combative de ses débuts. Cette accumulation de frustrations sportives a contribué à installer une forme de lassitude, perceptible dans son attitude comme dans sa communication.
Une réunion révélatrice d’un climat sous tension
Récemment, une réunion s’est tenue entre les groupes de supporters de l’OM, les dirigeants du club et Roberto De Zerbi. Le technicien italien y est apparu moins hargneux, plus en retrait, conscient des attentes immenses mais aussi des limites d’un environnement marseillais souvent excessif. Au terme de sa deuxième saison, l’hypothèse d’un départ n’est plus taboue. Plus qu’un échec sportif, un éventuel changement d’air pourrait s’apparenter à une nécessité personnelle. À l’OM, la passion est une force, mais elle peut aussi user ceux qui y plongent trop longtemps sans pause.

