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Frank McCourt avait demandé un dégraissage en bonne et due forme à Medhi Benatia. Avec 10 départs, 1,5 million d’économie de salaire par mois et 50 millions d’euros de vente générées, le directeur sportif est clairement l’employé du mois…
La feuille de route était claire, presque brutale, et Medhi Benatia n’avait pas droit à l’erreur. Confronté à une situation économique sous surveillance et à une masse salariale devenue trop lourde, l’OM devait impérativement dégraisser. Frank McCourt avait fixé un cap précis à son directeur sportif : vendre, alléger et assainir, sans mettre en péril l’équilibre sportif immédiat. Plusieurs mois plus tard, le constat est sans appel. Dans un contexte rarement simple à Marseille, Benatia a appliqué les consignes à la lettre, au point de s’imposer comme l’un des grands artisans du redressement financier du club.
Un dégraissage massif mené avec méthode et efficacité
Sous l’impulsion de Medhi Benatia, l’OM a procédé à une véritable cure d’amaigrissement. Sur le plan des ventes sèches, le directeur sportif a frappé fort : Robinio Vaz a été cédé pour 25 M€ à l’AS Rome, Darryl Bakola pour 12 M€ à Sassuolo et Ismaël Koné pour 13 M€ au même club italien, portant déjà la balance à 50 millions d’euros générés. À cela s’ajoutent plusieurs prêts intelligemment négociés, comme Ulisses Garcia à Sassuolo avec option d’achat de 3 M€, Neal Maupay au FC Séville avec option à 6 M€ et Angel Gomes à Wolverhampton pour 8 M€.
Benatia, l’homme de confiance de McCourt
Ce travail en profondeur ne s’est pas limité aux transferts. Le prêt de Matt O’Riley a été cassé, le joueur retournant à Brighton, tandis que Pol Lirola et Ruben Blanco ont été libérés, libérant encore davantage de charges fixes. Dans un OM souvent critiqué pour sa gestion, Medhi Benatia a livré une copie propre, disciplinée et conforme aux attentes de Frank McCourt. Une montée en puissance certaine d’un directeur sportif qui marque, à chaque été, de plus en plus de points. Un futur président en puissance ? A Marseille, ils sont de plus en plus nombreux à le penser…

