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Courtisé par l’OM l’été dernier, Olivier Boscagli pensait franchir un cap en choisissant la Premier League. Mais cinq mois après son arrivée à Brighton, le défenseur français n’a toujours pas joué la moindre minute en championnat. Un scénario totalement improbable pour un joueur qui sortait de six saisons pleines au PSV, où il était devenu un cadre. Désormais relégué dans la hiérarchie, son avenir commence déjà à poser question de l’autre côté de la Manche.
Un pari XXL devenu un piège silencieux
Au moment de quitter le PSV Eindhoven libre de tout contrat, Olivier Boscagli se trouvait à un tournant majeur de sa carrière. Le défenseur de 26 ans venait de boucler un cycle brillant aux Pays-Bas, avec 204 matchs disputés, 11 buts et 13 passes décisives en six ans, jusqu’à porter le brassard par moments. L’OM, en quête de renfort défensif, avait flairé l’opportunité. Mais le Français a préféré céder à l’appel de la Premier League et rejoindre Brighton jusqu’en 2030, convaincu de pouvoir s’imposer dans un championnat plus exposé. Sauf que la réalité l’a rattrapé.
Depuis le début de la saison, Boscagli n’a pas disputé la moindre minute de Premier League, patientant sur le banc lors des onze premières journées. Pendant ce temps, les Seagulls ont alterné hauts et bas, battant notamment Manchester City et Chelsea, sans jamais ouvrir la porte à l’ancien Niçois.
Hürzeler ne ferme pas la porte, mais les signaux sont inquiétants
Face aux interrogations grandissantes, le coach Fabian Hürzeler s’est récemment exprimé pour clarifier la situation : « Olivier Boscagli est un concurrent. Il doit concurrencer les deux autres défenseurs centraux », expliquait-il en conférence de presse. Mais dans les faits, le Français semble avoir reculé encore d’un cran. Diego Coppola, recruté cet été pour 11 M€, a déjà fait trois apparitions en championnat… contrairement à lui.
MercatoMercato Angers : Énorme retournement de situation pour Sidiki CherifBoscagli n’a été utilisé qu’en League Cup, où il a joué les trois matchs jusqu’à l’élimination contre Arsenal. Il avait même marqué au premier tour face à Oxford, preuve qu’il reste compétitif. Pourtant, cela n’a rien changé. Hürzeler lui-même reconnaît le flou actuel : « Ce n’est pas une situation facile pour lui », admet-il, avant d’appeler le joueur à « respecter nos principes et s’adapter à notre culture ».
Déjà des doutes sur son avenir
Du côté des supporters, l’incompréhension grandit. Beaucoup espéraient le voir débuter après sa prestation solide contre Arsenal, mais il est resté cloué au banc lors du match suivant contre Leeds. Le technicien allemand reste optimiste publiquement : « Je suis sûr qu’il sera prêt à jouer pour nous dès qu’il en aura l’occasion », affirme-t-il. Mais encore faut-il que cette occasion arrive.
Avec une concurrence dense et un statut incertain, la question d’un départ commence à réapparaître. Son nom circule déjà en Turquie, et un retour en Ligue 1 pourrait redevenir une option… ironiquement quelques mois après avoir dit non à Marseille. La croisée des chemins, cette fois, sera encore plus décisive. Et Boscagli n’a plus le droit à l’erreur.

