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La nouvelle est tombée comme un couperet sur la Côte d’Azur. Après des semaines de tension, de doutes et de signaux contradictoires, Franck Haise n’est plus l’entraîneur de l’OGC Nice. Une séparation actée d’un commun accord avec la direction, qui marque la fin d’un cycle entamé il y a seulement un an et demi. Derrière cette décision, c’est tout un contexte sportif, humain et institutionnel qui a fini par peser. Et déjà, l’après s’organise.
Un climat devenu irrespirable malgré la volonté de tenir
Fragilisé par une série de résultats décevants en Ligue 1, Franck Haise avait pourtant fait le choix de rester droit dans ses bottes. Malgré les critiques, malgré les doutes, le technicien avait tenté de préserver l’équilibre du groupe dans un environnement devenu de plus en plus hostile. Le point de rupture s’est situé après le déplacement à Lorient, marqué par de graves incidents au retour de l’équipe.
Plusieurs membres du club, dont Terem Moffi, Jérémie Boga et le directeur sportif Florian Maurice, avaient été pris à partie par des supporters. Une séquence violente, choquante, qui a profondément marqué l’entraîneur. Franck Haise ne s’en était d’ailleurs pas caché, livrant alors un témoignage fort : « J’ai vraiment pensé à rompre mon engagement avec le club. Plus que penser, même. » Avant d’ajouter : « J’étais prêt à partir, mes dirigeants le savaient. »
Sous contrat jusqu’en 2029, l’ancien coach du RC Lens avait même envisagé de renoncer à ses 43 mois de salaire restants, preuve de l’ampleur du malaise vécu en interne.
Une accalmie trompeuse avant la décision finale
Ces derniers jours, certains signes pouvaient pourtant laisser croire à un apaisement. La qualification en Coupe de France face à l’ASSE (2-1) avait redonné un peu d’air aux Aiglons, et la direction semblait vouloir maintenir la continuité sportive. Mais selon L’Équipe, la décision était déjà mûrie en coulisses.
MercatoMercato : Florentino Perez révolutionne la défense du Real Madrid !Désormais soutenu par une nouvelle gouvernance avec le duo Jean-Pierre Rivère et Maurice Cohen, Franck Haise n’a finalement pas souhaité poursuivre l’aventure. Une séparation actée à l’amiable, qui met fin à son passage niçois un an et demi après son arrivée, avec le sentiment d’un projet inabouti et d’une greffe jamais totalement réussie.
Claude Puel, un retour qui fait débat
Pour lui succéder, un nom revient avec insistance : Claude Puel. Déjà passé sur le banc niçois entre 2012 et 2016, le technicien de 64 ans pourrait effectuer un retour inattendu, épaulé par Julien Sablé, actuel directeur du centre de formation, pressenti comme adjoint.
En interne, certains voient en lui un profil capable de reprendre la main dans un contexte instable. Sa mission s’annonce toutefois périlleuse. Nice reste sur neuf rencontres consécutives sans victoire en Ligue 1 et affiche un visage inquiétant, tant sur le plan du jeu que de la cohésion collective.
Un tournant majeur pour le projet niçois
Au-delà du seul changement d’entraîneur, le départ de Franck Haise symbolise un moment charnière pour l’OGC Nice. Entre crise de résultats, tensions avec une partie du public et instabilité institutionnelle, le club azuréen va devoir rapidement retrouver une ligne directrice claire. Le prochain choix sur le banc sera déterminant. Plus que jamais, Nice joue gros.

