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Dans la foulée de la lourde défaite du FC Nantes à Lyon, Waldemar Kita a choisi de rompre le silence pour s’en prendre frontalement à l’arbitrage français. Le président nantais, très remonté après l’expulsion de Junior Mwanga et un but refusé en fin de rencontre, estime que la VAR et les arbitres manquent de cohérence. Sa sortie, brutale et inhabituelle même pour lui, s’inscrit dans une contestation grandissante au sein de la Ligue 1.
Une défaite qui fait déborder le vase
Sur la pelouse du Groupama Stadium, le FC Nantes a vécu une soirée cauchemar. Outre la défaite nette (3-0), les Canaris ont basculé dans un match presque impossible à gérer après le carton rouge infligé à Junior Mwanga juste avant la pause. Une décision que l’arbitre Abdelatif Kherradji a prise après intervention de la VAR, estimant que le geste du Nantais, un pied haut frôlant le visage d’Hans Hateboer, méritait l’expulsion.
Pour Waldemar Kita, ce tournant a tout faussé. Présent en zone mixte, le président nantais a pointé du doigt l’attitude hésitante de l’arbitre, qu’il a comparé à « un kangourou », dénonçant ses allers-retours incessants vers l’écran vidéo. Il a estimé que « le dernier mot appartient à l’arbitre » et dénoncé un « manque de professionnalisme » après le rouge adressé à Mwanga et le refus du but nantais en fin de rencontre.
Au-delà du ton employé, c’est surtout le ras-le-bol d’un dirigeant qui transparaît. Et il n’est pas isolé.
Kita élargit le débat : une crise de confiance généralisée
Très vite, le président du FCN a élargi son discours à l’ensemble des décisions arbitrales récentes. Il a notamment évoqué une action polémique de Monaco–PSG, où Lucas Chevalier aurait pu être gravement blessé selon lui, regrettant que la VAR n’ait pas demandé de revoir l’action. « on a vu hier une autre action lors de Monaco-PSG, où le garçon (Lucas Chevalier, ndlr) aurait pu avoir la jambe cassée. Le joueur adverse n’a eu qu’un carton jaune. Le gardien s’est expliqué en disant qu’il aurait pu être contraint d’arrêter sa carrière, mais tout va bien. L’arbitre a pris cette décision, d’accord, mais la VAR n’a même pas demandé de revenir voir les images. Je suis à la place de Paris, je deviens fou. Quand j’en discute avec des gens de Lyon ou Lille, je vois que je ne suis pas le seul à crier au scandale. Je crois qu’à un certain moment, il va falloir remettre les choses à gérer. Je ne parle pas qu’au nom du FC Nantes. L’arbitrage va devoir devenir plus professionnel. On va où là ? C’est une remarque qui se répète tous les matches. Il faut des règles claires et nettes. Les réunions ne servent à rien parce qu’on vous montre à chaque fois que c’est vous le problème. », a-t-il martelé, s’étonnant que « des erreurs qui sautent aux yeux » passent sans relecture.
Ses propos résonnent avec ceux d’autres dirigeants : Lyon, Lille, et plus largement plusieurs clubs de Ligue 1 dénoncent depuis des mois une perte de confiance dans l’arbitrage français. Non pas des erreurs isolées inévitables, mais un manque perçu de constance, de pédagogie et d’autocritique.
FC NantesMercato : Le FC Nantes prêt à revoir son prix pour Matthis Abline ?Les réunions régulières entre clubs et corps arbitral ne semblent pas apaiser les tensions. Les acteurs ressortent souvent avec la même impression : celle que le dialogue est à sens unique.
Une Ligue 1 qui gronde chaque week-end
La sortie de Kita intervient dans un contexte où chaque journée ou presque est marquée par une polémique arbitrale. Et si le ton varie selon les clubs, le constat reste identique : l’interprétation des règles paraît trop fluctuante, et la VAR est souvent perçue comme un outil mal utilisé.
Dans cette atmosphère électrique, les propos du président nantais ajoutent une couche supplémentaire à un climat déjà lourd. La question désormais : cette accumulation de critiques poussera-t-elle l’arbitrage français à évoluer, ou les tensions continueront-elles de s’envenimer ?

