En se séparant d’Amir Murillo dans les derniers instants du mercato turc, l’OM a fait un pari qui risque de coûter très cher. Alors que le latéral droit panaméen avait la cote dans le vestiaire, son départ a ému de nombreux joueurs qui ne comprennent définitivement pas la gestion de l’effectif.
L’Olympique de Marseille traverse actuellement une nouvelle crise profonde, alors qu’il devient difficile d’énumérer les précédentes depuis l’arrivée de Roberto De Zerbi sur le banc phocéen en juillet 2024. Si sa première saison a été remarquable sur un plan sportif, avec la qualification pour la Ligue des champions obtenue au terme d’une saison où certains ont même cru, pendant un temps, au titre, le mercato estival a laissé des plumes. Le clash Rabiot-Rowe a lourdement fragilisé un vestiaire largement remodelé par 17 départs et 12 arrivées. Et si Pablo Longoria avait promis un mercato hivernal plus calme, neuf joueurs ont fait leurs valises et quatre sont arrivés. Une fenêtre de transferts conclut d’ailleurs par le départ d’Amir Murillo. Un départ qui a laissé des traces…
Roberto De Zerbi et Amir Murillo, un clash qui coûte cher
En effet, selon L’Equipe, le départ d’Amir Murillo est venu acter de lourds problèmes de management de la part de Roberto De Zerbi. Alors qu’il était considéré comme « un soldat silencieux et exemplaire« , le latéral droit panaméen a été vendu contre 5 millions d’euros à Besiktas dans les derniers instants du mercato turc. Avant cela, le technicien phocéen a vivement critiqué son manque d’implication, allant jusqu’à l’envoyer en réserve en lui suggérant de se faire aider par son agent pour qu’il trouve rapidement un nouveau club. Le sort qui lui a été réservé a visiblement ému certains de ses coéquipiers qui l’ont toujours considéré comme irréprochable.
A la veille du Classique face au PSG au Parc des Princes (défaite 5-0), De Zerbi s’est lancé dans un long monologue à charge contre Amir Murillo devant tout le groupe. Il lui a expliqué que ses erreurs plombaient toute l’équipe et qu’il n’avait pas à être malheureux étant donné qu’il allait doubler son salaire en signant en Turquie. Une sortie qui a interloqué plusieurs joueurs d’un vestiaire de plus en plus fragilisé par l’instabilité chronique qui frappe ce club pourtant mythique et bouillonnant de promesses.

