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L’état de grâce n’aura duré qu’un instant. Arrivé avec l’étiquette du sauveur après le départ de Roberto De Zerbi, Habib Beye traverse déjà sa première zone de turbulences majeure sur la Canebière. La défaite concédée à domicile face au LOSC (1-2) ce week-end a agi comme un révélateur des maux profonds qui rongent l’Olympique de Marseille. Entre un bilan comptable famélique, des choix tactiques qui laissent pantois et une bronca mémorable descendue des travées du Vélodrome, le technicien franco-sénégalais se retrouve propulsé dans une course contre la montre pour sauver sa place et, par la même occasion, le podium olympien.
Le fantôme de la Ligue des Champions plane sur le coaching de Beye
Le constat est glacial : depuis sa nomination, Habib Beye affiche une irrégularité chronique avec trois victoires pour trois défaites. Si l’OM s’accroche encore à sa troisième place, c’est un miracle comptable dû aux faux pas de ses concurrents plutôt qu’à une montée en puissance collective. Face à Lille, l’éclair de génie du jeune Ethan Nwaneri, buteur après être entré en jeu pour remplacer Mason Greenwood blessé, n’a été qu’un feu de paille.
L’incompréhension a d’ailleurs atteint son paroxysme lorsque Beye a décidé de sortir la pépite prêtée par Arsenal dans le dernier quart d’heure. Un choix fort, tout comme la titularisation persistante d’un Leonardo Balerdi en plein doute ou d’un Pierre-Emerick Aubameyang transparent, qui alimente les débats les plus vifs chez les observateurs. « On n’a jamais su contrôler le match », a reconnu l’entraîneur, pointant du doigt l’arbitrage, une défense qui peine à convaincre des supporters déjà échaudés par les éliminations précoces en Coupe de France et en C1.
Monaco, le crash-test ultime après la trêve
La trêve internationale arrive comme une bouée de sauvetage pour un staff marseillais en perte de repères. Mais le répit sera de courte durée. Dès la reprise, un déplacement périlleux sur le Rocher face à l’AS Monaco fera office de juge de paix pour l’avenir d’Habib Beye. Dans la cité phocéenne, où la patience est une denrée plus rare que l’eau en plein désert, l’entraîneur moderne et ambitieux doit se muer en gestionnaire de crise.
OMOM : 12 milliards d’euros de fortune personnelle, ce Marseillais cherche à acheter un club !La question de la vente de l’OM et de la restructuration du club, toujours en toile de fond, ajoute une couche de pression supplémentaire. Pour conserver son crédit auprès de Frank McCourt et du peuple marseillais, Beye n’a plus le droit à l’erreur. Le sprint final de la Ligue 1 a commencé, et pour l’ancien coach du Red Star, il ressemble déjà à un combat pour sa survie sur le banc le plus électrique de France.

