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Arrivé à Marseille avec l’étiquette du coach révolutionnaire, Roberto De Zerbi peine pour le moment à convaincre en Ligue des champions. Malgré un OM séduisant en Ligue 1, les prestations européennes posent des questions : peu d’occasions créées, possession stérile et résultats décevants. Après la nouvelle défaite face à l’Atalanta, le bilan comptable est alarmant et son style peine à se traduire au plus haut niveau. Le débat commence à s’ouvrir : le “De Zerbi ball” est-il adapté aux joutes européennes ?
Un OM séduisant en Ligue 1, méconnaissable en Ligue des champions
L’Olympique de Marseille était attendu au tournant dans cette Ligue des champions. Porté par un début de saison convaincant en championnat et par un jeu basé sur la maîtrise technique, l’équipe de Roberto De Zerbi devait confirmer son ambition sur la scène européenne. Pourtant, après quatre journées, le constat est brutal : trois défaites, une seule victoire, et une dynamique qui inquiète.
À domicile, face à l’Atalanta Bergame (0–1), l’OM devait impérativement engranger des points face à une équipe en plein doute. Mais les Marseillais ont rarement su accélérer ou mettre leur adversaire sous pression. Le contenu offensif a manqué cruellement de tranchant et les rares séquences intéressantes sont restées trop sporadiques. Dans son compte-rendu, La Provence ne s’est pas montrée tendre : « L’équipe de Roberto De Zerbi ne méritait absolument pas de gagner ». Le quotidien régional est allé jusqu’à ironiser : « On connaissait l’En Avant Guingamps, on a découvert l’En Arrière Aguerd ».
Possession stérile, occasions inexistantes : le paradoxe De Zerbi
Cette défaite symbolise un mal plus profond : en Ligue des champions, la possession devient trop souvent une fin plutôt qu’un moyen. Face à l’Atalanta, Marseille a eu la balle (53 %), mais pour seulement 0,9 expected goal. Beaucoup de circulation, peu d’impact dans les trente derniers mètres.
OMMercato – OM : Ce départ que personne n’a vu venir !Le contraste avec la Ligue 1 est saisissant : meilleure attaque du championnat, avec un jeu vertical et fluide. En C1, l’OM figure parmi les équipes les moins dangereuses avec 3,3 expected goals cumulés en quatre matchs, malgré un total de sept buts inscrits. La statistique révèle une dépendance aux exploits individuels plus qu’à une vraie production collective. Roberto De Zerbi défend pourtant une philosophie claire. Mais en Ligue des champions, ses principes semblent se heurter au rythme, à l’intensité et aux exigences de la compétition.
Un bilan inquiétant pour De Zerbi en C1
La question dépasse désormais le seul cas marseillais. Car l’Italien ne découvre pas la compétition : sur dix matchs de Ligue des champions, il affiche une seule victoire, deux nuls et sept défaites. Un chiffre qui interroge sur sa capacité à adapter son football de possession sur la scène européenne. L’OM a certes été pénalisé par l’arbitrage face à l’Atalanta, notamment sur deux situations litigieuses dans la surface. Mais l’entraîneur reconnaît lui-même que le contenu ne suffit pas encore, et que son équipe devra apprendre vite pour survivre dans ce groupe.
La suite : réaction obligatoire ou désillusion annoncée ?
Avec trois défaites en quatre matchs, l’OM est désormais sous pression. La qualification reste mathématiquement possible, mais seul un sans-faute ou presque pourrait relancer le club. Reste une question, aujourd’hui sur les lèvres : De Zerbi est-il en phase d’apprentissage… ou atteint-il une limite dans son modèle de jeu en Ligue des champions ? La réponse arrivera rapidement. Marseille n’a plus le droit à l’erreur.

