Ancien attaquant de l’équipe de France, Frédéric Piquionne garde des souvenirs émus de sa période bleue. Interrogé par Farid Rouas, il explique ce que représente la tunique tricolore et dévoile le nom d’un de ses successeurs en équipe de France.
Frédéric, que représente le maillot de l’équipe de France dans votre carrière ?
Le maillot de l’équipe de France représente avant tout une immense fierté. C’est la récompense d’un parcours qui n’a pas été linéaire. Je n’ai pas eu la chance de passer par un centre de formation, j’ai dû me construire différemment et avancer étape par étape. Arriver jusqu’à la Ligue 1, évoluer avec de grands joueurs et de grands attaquants, puis connaître une sélection en équipe de France, c’est quelque chose d’exceptionnel. Cela montre qu’avec du travail, de la détermination et de la résilience, on peut atteindre des objectifs qui paraissent parfois inaccessibles. Même si je n’ai porté ce maillot qu’une seule fois, il garde une place très particulière dans ma vie.
Quel est votre souvenir le plus fort sous le maillot bleu ?
Mon plus grand souvenir est forcément lié à ma plus grande émotion : le moment où le staff et Raymond Domenech m’ont annoncé que j’allais entrer en jeu. J’étais dans l’attente, avec beaucoup de questions, sans vraiment savoir ce qui allait se passer. Puis on m’a appelé, j’ai pris conscience que j’allais fouler la pelouse du Stade de France. C’était un moment très fort. Toucher mes premiers ballons, faire mes premières passes avec des joueurs de cette qualité, dans un stade aussi symbolique, c’était incroyable. Le Stade de France représente tellement dans l’histoire des Bleus, notamment avec le titre mondial de 1998. Et voir Karim Benzema marquer ce soir-là a rendu le souvenir encore plus spécial.
Aujourd’hui, quel joueur de l’équipe de France vous rappelle votre parcours ?
Je dirais Jean-Philippe Mateta. Son histoire me parle, même s’il est sans doute encore meilleur que je ne l’étais. Il a connu des moments plus compliqués, il a dû patienter, travailler et faire preuve de résilience pour arriver jusqu’à l’équipe de France. Il a réussi à s’imposer malgré un parcours différent et à atteindre ce niveau vers 28-29 ans, comme moi. C’est un joueur avec beaucoup de qualités : grand, puissant, longiligne, capable de jouer en appui et de faire la différence. Forcément, je retrouve certaines similitudes avec mon profil.

