Défaits sur la pelouse du Roazhon Park face au Stade Rennais (3-1), les hommes de Luis Enrique ont été particulièrement piqués par deux joueurs. Ousmane Dembélé a tapé du poing sur la table en ciblant, sans les citer, des joueurs qui font preuve de trop d’individualisme, tandis qu’un de ses coéquipiers a fait une sortie qui va dans le même sens.
Encore une fois, le Paris Saint-Germain a dominé son adversaire si l’on s’en fie uniquement aux statistiques. Mais comme dans le football, tout n’est histoire que de réalisme, les hommes de Luis Enrique n’ont pas su faire mieux qu’une cuisante et décevante défaite face au Stade Rennais. Pourtant, les dynamiques des deux équipes montraient clairement que le PSG arrivait avec un sérieux avantage sur des Bretons sans entraineur principal depuis le départ de Habib Beye. Finalement, Sébastien Tambouret, l’homme d’un soir, et ses joueurs sont parvenus à faire déjouer le champion de France en titre qui venait de coller une manita à l’OM quelques jours plus tôt (5-0). A l’issue de la rencontre, Ousmane Dembélé a tapé du poing sur la table avant d’être rejoint par un coéquipier, et pas n’importe lequel.
Vitinha suit Ousmane Dembélé contre l’individualisme
« La saison dernière, on a mis le club, le fanion, le Paris Saint-Germain devant, avant de penser à soi-même. On doit jouer pour le club d’abord au lieu de penser à soi-même« , a lâché Ousmane Dembélé après la défaite de son équipe. Une sortie qui a mis le feu aux poudres, alors que certains se sont empressés de se demander à qui il faisait allusion. Sans donner de nom, Vitinha a lui aussi alerté sur l’individualisme marqué dans l’effectif et qui nuit aux prestations collectives qui ont si bien fonctionné la saison passée. « Il y a des fois où il faut donner le ballon au joueur le mieux placé. C’est aussi ça qui a fait le déclic l’année dernière« , a lâché le milieu de terrain portugais du PSG.
Cette phrase rappelle sans aucun doute certaines décisions de Désiré Doué ou Khvicha Kvaratskhelia qui ont de plus en plus tendance à chercher le un contre un quitte à finir isolé, plutôt que de faire une passe cohérente dans l’animation et le contexte. En tout cas, Luis Enrique va devoir éteindre le feu avant qu’il ne prenne trop d’ampleur et ne brûle les ailes parisiennes pour les échéances importantes de la deuxième partie de saison.

