Voyant l’impossibilité de convaincre Anne Hidalgo de vendre le Parc des Princes au PSG, Nasser al-Khelaïfi avait pris la décision de lancer un projet de construction d’un nouveau stade dans une nouvelle ville. Mais l’élection d’Emmanuel Grégoire à la mairie de Paris rebat totalement les cartes.
Après des années d’impasse et de tensions médiatiques, le dossier du rachat du Parc des Princes par le Paris Saint-Germain semble enfin s’éclaircir. Le départ d’Anne Hidalgo, qui s’était fermement opposée à toute cession de l’enceinte de la Porte d’Auteuil, a laissé la place à son successeur, Emmanuel Grégoire, ce dimanche 22 mars. Ce dernier, loin de suivre la ligne rigide de son ancienne supérieure, affiche désormais une volonté claire de vendre le stade au club de la capitale afin de garantir son ancrage historique.
Le changement de ton est radical et l’optimisme est de mise. Alors que les relations entre Nasser al-Khelaïfi et la mairie de Paris s’étaient considérablement rafraîchies, les premiers contacts avec le nouveau maire sont décrits comme très positifs. Emmanuel Grégoire, qui affirme connaître le dossier par cœur, ne cache plus son ambition de conclure un accord rapidement. Pour lui, la vente est la condition sine qua non pour que le PSG reste à Paris et ne succombe pas à la tentation d’un exil vers une nouvelle structure hors les murs.
Vente du Parc des Princes, ça sent bon !
Cependant, si la volonté politique est là, le chemin reste semé d'embûches financières et structurelles. Les premières bases de réflexion évoquent un prix de vente compris entre 200 et 300 millions d’euros. Il s’agit d’un équilibre précaire pour le maire, qui doit éviter de brader le patrimoine parisien vis-à-vis de sa majorité, tout en proposant un tarif qui ne fasse pas fuir l’investisseur qatari.
PSGPSG : Le deal parfait entre Randal Kolo Muani et Jonathan David !Au-delà du montant du chèque, plusieurs dossiers épineux doivent encore être arbitrés. La question du naming reste un point de friction, tout comme l’aménagement futur de la Porte de Saint-Cloud. Alors que la mairie rêve d’un quartier vert et populaire, le club souhaite y développer des activités commerciales et de restauration pour booster ses revenus. Enfin, la prise en charge technique de la couverture du périphérique entre le stade et la place reste à négocier. Malgré ces divergences, les deux parties semblent pour la première fois déterminées à trouver un terrain d’entente pour sceller l’avenir du PSG au Parc.

