Alors que la LFP a décidé de décaler la rencontre entre le RC Lens et le Paris Saint-Germain au 13 mai pour favoriser le parcours européen des Parisiens, le club artésien crie à l’injustice. Entre calendrier surchargé et appels au boycott, la tension monte dans le Nord.
La décision est tombée comme un couperet, et elle ne passe pas du tout chez les Sang et Or. Malgré l’opposition ferme de la direction lensoise, la LFP a tranché : le duel face au PSG est officiellement reporté au mercredi 13 mai. Cette mesure, qui concerne également l’affiche entre Brest et Strasbourg, vise à alléger l'emploi du temps des clubs français encore engagés sur la scène européenne. Mais pour Lens, le remède est pire que le mal.
Ce changement de date place les hommes de Pierre Sage dans une situation sportive critique. En l’espace de seulement huit jours, entre le 8 et le 16 mai, les Lensois devront enchaîner trois chocs déterminants face à Nantes, au PSG, puis à l’Olympique Lyonnais. Un tunnel de matchs à haute intensité qui, selon de nombreux observateurs, fausse l’équité du championnat et offre un avantage physique net aux Parisiens.
Sur les réseaux sociaux, la gronde a rapidement laissé place à la révolte. De nombreux supporters artésiens, s’estimant lésés par les instances nationales, appellent désormais ouvertement au boycott de la réception du champion de France. Cette tension a même atteint le vestiaire : interpellé sur Snapchat par un fan lui demandant s’il fallait boycotter la rencontre, le milieu international malien Mamadou Sangaré a entretenu le flou en interpellant son coéquipier Odsonne Edouard. « On boycotte ou pas ?« , a-t-il lâché.

