Les jours de Habib Beye au Stade Rennais sont comptés, alors que chacun de ses matchs est scruté avec une grande attention par sa direction. Si la direction rennaise le maintient pour l’instant à son poste, ses relations avec certains joueurs qui se dégradent pourraient finir par avoir raison de lui.
Le Stade Rennais ne connait pas une période des plus saines, c’est le moins que l’on puisse dire. La saison dernière, la direction bretonne a changé deux fois d’entraineur : après avoir commencé l’exercice avec Julien Stéphan, les mauvais résultats ont eu raison de lui et Jorge Sampaoli a pris sa place. A peine quelques semaines plus tard, rebelote. L’entraineur argentin, venu pour redresser la barre, a réussi à faire pire que son prédécesseur.
Après mûre réflexion, les décideurs Rouge et Noir ont pris la décision de laisser sa chance à Habib Beye depuis la fin du mois de janvier dernier, lequel cherchait le bon moment et le bon projet pour se lancer dans le grand bain de l’élite du football français. Mais bientôt un an plus tard, le constat est clair. Lui aussi est sur un siège éjectable. Son groupe n’a plus l’air de lui faire confiance, alors qu’un récent rapport indique que le technicien franco-sénégalais a une attitude de tyran en interne.
Habib Beye, ça sent le roussi !
C’est en tout cas ce que révèle L’Equipe ce vendredi 31 octobre. Le quotidien sportif français indique qu’il revient, « d’une manière générale, que Beye, sûr de ses idées, goûterait peu la contradiction et les commentaires qui ne colleraient pas à ses analyses« , lit-on. En d’autres termes, Habib Beye est convaincu qu’il a la solution et toute hypothèse qui diffèrerait de la sienne n’est pas la bienvenue. Est-ce pour cette raison que ses joueurs n’ont pas célébré avec lui lorsqu’ils ont marqué à Toulouse ? Lors de ce déplacement, ce sont surtout les absences de Seko Fofana et de Ludovic Blas qui ont interpelé.
Stade RennaisMercato Rennes : Cap sur l’Allemagne pour deux flopsHabib Beye a affirmé qu’ils n’étaient pas à 100% investis à l’entrainement et qu’il préférait constituer un groupe pleinement concentré sur l’objectif. Le problème étant que Blas et Fofana sont des leaders incontestés du vestiaire et qu’ils ont la confiance de leurs coéquipiers à défaut d’avoir celle du coach. De manière générale, la relation entre les deux joueurs et leur entraineur s’est ternie de jour en jour du fait d’incompréhensions sur leur positionnement, leur rôle ou les critiques de leur propre coach. Le siège éjectable est près à faire feu.

