Stade Brestois : Majecki mis à l’écart, un vestiaire sous tension avant Metz

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Avant un match crucial contre Metz, le Stade Brestois a acté un choix fort : Radoslaw Majecki ne retrouvera pas sa place dans le but, même s’il était disponible. Éric Roy a assumé publiquement une décision rare, pointant une accumulation d’erreurs et un malaise plus profond au sein de son équipe depuis le début de saison.

Un match déjà décisif… sans le gardien titulaire

Dimanche face à Metz, Brest jouera bien plus qu’une simple 13e journée de Ligue 1. Le club finistérien, 15e et sans victoire depuis le 28 septembre, est sous pression maximale dans une rencontre qui pourrait peser lourd dans la lutte pour le maintien. Et cette fois, ce ne sera pas Radoslaw Majecki dans les cages.

Blessé au Vélodrome lors du lourd revers contre Marseille (3-0), le Polonais était de toute façon forfait. Mais Éric Roy a révélé que son choix était déjà acté, indépendamment de l’état physique du joueur. En conférence de presse, le coach a coupé court à tout suspense : « Sa blessure ne facilite pas mon choix, car il y avait déjà quelque chose qui était entériné chez moi », a-t-il admis, sans détour.

Cette mise à l’écart ne tombe pas du ciel. Depuis le début de la saison, Majecki a multiplié les erreurs coûteuses : un carton rouge dès la 3e journée à Lens, puis une faute de main fatale à Marseille sur le coup-franc d’Angel Gomes, symbole d’une fébrilité récurrente.

Une confiance brisée et une défense à reconstruire

Arrivé pour succéder à Marco Bizot après son départ à Aston Villa, le portier prêté par Monaco avait été installé comme numéro un sans réelle concurrence. Mais Éric Roy reconnaît aujourd’hui que la situation n’a jamais réellement été stable : « La période est difficile depuis qu’il est là en fait. C’est la redondance d’erreurs qui fait qu’à un moment donné, c’est compliqué pour un gardien », a-t-il regretté.

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Le technicien brestois n’a cependant pas voulu réduire les difficultés du club à un seul joueur. Il a rappelé qu’il existe une responsabilité collective, notamment défensive : « Il n’y a pas que lui qui fait des erreurs, il faut que tout le monde en soit conscient », a-t-il souligné, appelant à une réaction mentale avant tout. Le problème est clair : contrairement aux saisons précédentes, personne ne vient éteindre l’incendie quand une erreur survient. Une fragilité nouvelle, inquiétante, et que l’entraîneur veut corriger en urgence.

Coudert devant une opportunité, mais aucune garantie

Grégoire Coudert aura donc une nouvelle chance de s’imposer dimanche. Mais son entrée en scène ne sera pas synonyme de solution miracle : le gardien n’avait pas convaincu durant la suspension de Majecki. Roy en est conscient, mais n’a plus le luxe d’attendre : « S’il vous gagne des points, tant mieux, mais s’il vous en fait perdre, ça devient compliqué », a-t-il rappelé. Dans une équipe qui n’a plus le droit à l’erreur, chaque détail comptera. Et face à un concurrent direct, Brest joue bien plus qu’un match : sa relance ou son basculement.


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