Stade Rennais : Deux cadres mis à l’écart, le tacle appuyé de Beye après Toulouse

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Balloté sur le banc rennais après un nouveau nul frustrant à Toulouse (2-2), Habib Beye a finalement été confirmé dans ses fonctions par le président Arnaud Pouille. Malgré des signaux inquiétants sur le plan collectif, le technicien sénégalais garde la confiance de sa direction. Entre fébrilité défensive, décisions fortes et climat interne sous pression, Rennes traverse une période charnière.

Une confiance maintenue, mais sous conditions

Menant par deux buts à Toulouse avant de concéder le nul (2-2), le Stade Rennais a encore laissé filer une victoire précieuse lors de la 10e journée de Ligue 1. Ce scénario, déjà vu à plusieurs reprises cette saison, a fragilisé un peu plus la position d’Habib Beye, arrivé en début d’année sur le banc breton. Mais au micro de Ligue1+, le président Arnaud Pouille a tenu à clarifier la situation : « Oui, oui, oui, on vient de le dire au groupe. Tout le monde le sait, il nous faut des résultats, il nous faut avancer. »
S’il a salué le contenu du match, le dirigeant n’a pas éludé les manques : « Il y a eu du contenu ce soir, encore un peu de détresse, un peu de fragilité, mais on va continuer à bosser tous ensemble et trouver des solutions. »

Une manière de réaffirmer une confiance mesurée, plus pragmatique qu’enthousiaste, dans un contexte où le club pointe à une décevante dixième place, avec seulement douze points en dix journées.

Beye droit dans ses bottes malgré la tempête

Face aux rumeurs persistantes de remplacement, Habib Beye a affiché une détermination intacte. « L’échéance, c’est Strasbourg. On va se préparer avec l’énergie qu’on a montré toute cette semaine. Une semaine assez folle dans tout ce qu’on vit. » Le technicien de 48 ans reconnaît cependant la complexité du moment : « Ce n’est pas simple pour moi, pour le staff, pour les supporters, pour les joueurs. » Une déclaration qui en dit long sur l’ambiance au sein du vestiaire, encore marqué par la mise à l’écart de deux cadres : Seko Fofana et Ludovic Blas.

Des choix forts pour relancer le groupe

Interrogé sur ces absences remarquées, Beye a justifié : « C’est un choix lié à la dynamique du groupe et à ce qu’on vit tous les jours à l’entraînement. Lorsqu’on n’est pas à 100 % à l’entraînement et pas dans l’état d’esprit du groupe, des choix sont faits. » Une décision qui divise les supporters mais qui traduit la volonté du coach d’imposer une ligne de conduite claire, quitte à froisser certaines individualités. Car si Rennes montre des intentions dans le jeu, la fébrilité mentale reste le principal frein. « Il nous manque des choses pour maintenir le résultat », a reconnu Beye, lucide sur les limites de son équipe.

Une semaine décisive avec Strasbourg

Rennes n’a plus le luxe de laisser filer des points. Avec la réception de Strasbourg dimanche, la pression monte encore d’un cran. Entre la confiance fragile de sa direction, un vestiaire sous tension et un public en attente de résultats concrets, Habib Beye joue désormais bien plus qu’un simple match : sa légitimité à la tête du projet rennais.


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