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Habib Beye n’est pas venu à Rennes pour faire de la figuration. Avant un nul frustrant à Toulouse (2-2), le coach sénégalais a pris une décision forte : écarter Ludovic Blas et Seko Fofana du groupe. Une mise au point symbolique d’un entraîneur qui veut remettre de l’ordre et de l’exigence dans un vestiaire en manque de constance. À la veille d’un match important contre Strasbourg, le message est clair : plus question de relâchement.
Un coup de pression assumé
Habib Beye a frappé un grand coup cette semaine. En écartant deux de ses joueurs les plus talentueux, Ludovic Blas et Seko Fofana, le nouveau technicien du Stade Rennais a voulu rappeler à tout son groupe qu’aucun statut ne garantit une place de titulaire. « Déjà, réintégrer, non. Ils n’ont jamais quitté l’entraînement, ils n’ont juste pas été dans le groupe à Toulouse. J’ai expliqué pourquoi », a d’abord précisé l’entraîneur sénégalais, avant de développer sur le fond du problème : le manque d’implication.
Dans un club qui cherche à retrouver stabilité et ambition, Beye veut imposer une culture de la performance. « C’est l’exigence qu’il nous faut aujourd’hui dans un club comme Rennes. J’en suis le garant et quand je ne l’ai pas, j’estime que je fais des choix, et les 20 à Toulouse étaient les plus performants. » Le message est sans ambiguïté : seule la compétitivité permettra aux joueurs de regagner leur place.
La hiérarchie se mérite
Depuis son arrivée sur le banc breton, Habib Beye n’a jamais caché son désir de transformer l’identité du club. Travail, rigueur et intensité sont les maîtres-mots de son projet. Face à Toulouse, il a vu « une équipe qui a ressemblé à ce que je veux, dans son énergie et dans son jeu ». Un compliment adressé aux présents… et un avertissement pour les absents.
Stade RennaisMercato : Rennes a déjà trouvé le remplaçant de Kader MeïtéLe Sénégalais sait qu’il marche sur une ligne fine : celle de la discipline et de la cohésion. Mais son approche directe séduit déjà une partie du vestiaire, qui voit en lui un leader capable de redonner une âme à une équipe jugée trop irrégulière ces dernières saisons.
Beye fixe ses règles
Interrogé sur une possible discussion avec les deux joueurs écartés, Beye a été catégorique : pas question de ménager qui que ce soit. « Je n’entraîne pas les joueurs pour les motiver à jouer au foot et à s’entraîner. J’entraîne pour faire de cette équipe la meilleure version d’elle-même. »
Pour lui, les actes doivent parler d’eux-mêmes. Le coach rennais attend une réaction sur le terrain et à l’entraînement, pas dans les mots. Et si Fofana et Blas manquent cruellement au collectif par leur talent, Beye préfère s’appuyer sur un groupe engagé plutôt que sur des individualités en demi-teinte : « Ce sont deux joueurs qui nous manquent parce qu’ils ont de la qualité, mais il y a aussi un groupe de 20 joueurs qui a pris sa personnalité sans Ludo et Seko. »
Une piqûre de rappel avant Strasbourg
Le Stade Rennais reçoit Strasbourg ce week-end, un adversaire que Beye qualifie lui-même de « deuxième meilleure équipe derrière le PSG ». Ce test grandeur nature servira à mesurer la réaction de son effectif après cette secousse interne. Une chose est sûre : avec un coach aussi exigeant qu’Habib Beye, les Rennais n’ont plus le droit à la demi-mesure. La révolution de la rigueur est en marche au Roazhon Park.

