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À l’aube d’une relégation en Ligue 2 qui semble désormais inéluctable, le président du FC Nantes a décidé de briser le silence. Dans un entretien fleuve accordé à Eurosport, Waldemar Kita a livré une défense musclée de son bilan à la tête des Canaris. Alors que le club accuse cinq points de retard sur le premier non-relégable à seulement quatre journées du terme, l’homme d’affaires franco-polonais refuse d’être le seul bouc émissaire de la déroute actuelle, préférant pointer du doigt des erreurs de casting et l’ingratitude de son environnement.
« J’ai tenu le club » : Kita défend son héritage
Face aux critiques acerbes des supporters et de la Brigade Loire, Waldemar Kita revendique une gestion financière rigoureuse, notamment durant la crise du Covid. Pour lui, son maintien à la barre malgré les tempêtes est une preuve d’éthique : « Certains auraient fui depuis bien longtemps en disant : ‘allez vous faire foutre, je m’en vais et je vous laisse en dépôt de bilan’ ».
Le patron du FCN regrette que ses détracteurs oublient trop vite les succès passés, comme la victoire en Coupe de France, pour ne se focaliser que sur la chute sportive. « Mon héritage ? Je n’ai pas laissé Nantes dans la merde », martèle-t-il, rappelant l’importance des 250 salariés qu’il continue de porter à bout de bras malgré l’hostilité ambiante.
Le « cas » Luis Castro : l’erreur fatale
S’il concède une faute majeure cette saison, c’est celle d’avoir nommé Luis Castro sur le banc nantais l’été dernier. Pour Kita, l’entraîneur portugais, aujourd’hui en mission commando à Levante, est le principal responsable du déraillement des Canaris. « Ce type-là est à côté, c’est un éducateur. Il ne peut pas réussir », a-t-il lâché avec une franchise déconcertante, affirmant avoir voulu le limoger dès les matchs amicaux.
FC NantesFC Nantes : L’ombre de Waldemar Kita fait fuir une priorité pour l’après-HalilhodzicInterrogé sur son omniprésence lors du mercato, le président a fermement défendu son droit de regard sur les finances du club. S’il jure n’avoir jamais imposé de joueur à ses techniciens, il assume son rôle de gardien du coffre-fort : « Monsieur, on le paye ! Vous ne pensez pas quand même que je vais laisser ça à d’autres ? ». Des déclarations qui risquent de ne pas apaiser les tensions avec un public nantais qui se prépare, la mort dans l’âme, à retrouver l’antichambre de l’élite.

