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À peine écarté du banc niçois, Franck Haise n’a pas eu le temps de disparaître des radars. Son nom circule déjà avec insistance dans les couloirs d’un club historique à la recherche d’un cap clair. À Saint-Étienne, où la saison glisse doucement vers l’inconfort, cette piste prend de l’épaisseur. En Ligue 2, l’expérience, la méthode et la connaissance du terrain du technicien de 54 ans pourraient peser lourd.
Une dynamique stéphanoise sous tension
Les signaux sont loin d’être rassurants dans le Forez. Battus récemment à Reims, les Verts ont reculé à la cinquième place, dernier strapontin pour les play-offs. Un rang insuffisant au regard des ambitions affichées et des moyens engagés. Malgré un effectif dense, la progression promise n’est jamais venue. Match après match, le doute s’installe. Eirik Horneland reste en poste, mais son crédit s’érode. La direction observe, analyse, consciente que le temps joue désormais contre elle.
Haise, une option qui rassure
Libre depuis son départ agité de l’OGC Nice, Franck Haise coche de nombreuses cases. Son travail à Lens reste une référence. Une montée, une stabilité retrouvée, une identité forte. Surtout, il connaît la Ligue 2. En 2020, il avait su en faire un levier plutôt qu’un piège. Son approche, basée sur l’initiative et la rigueur collective, correspond à ce que l’ASSE cherche à reconstruire. À Saint-Étienne, on voit en lui un entraîneur capable de remettre de l’ordre sans renier l’ambition de jeu.
Une concurrence qui se précise
Haise n’est cependant pas seul dans les réflexions. Philippe Montanier figure également sur la short-list. Libre depuis son départ de Toulouse, l’ancien coach lensois connaît parfaitement la division. Il possède aussi un lien particulier avec l’ASSE, club où il a terminé sa carrière de joueur.
Après avoir regardé sans succès vers l’étranger, la direction stéphanoise s’est recentrée sur des profils familiers du football français. L’heure n’est plus à l’expérimentation. Le prochain entraîneur devra rassurer vite et performer immédiatement. À l’ASSE, le printemps se prépare maintenant. Et la décision sur le banc pourrait en être la clé.

