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Ce qui devait être un moment de recueillement et de remobilisation a viré au vandalisme pur et simple. Après quatre jours de claustration forcée à la Commanderie pour tenter de sauver une saison en chute libre (l’OM est actuellement 7e de Ligue 1), les joueurs ont totalement perdu leurs nerfs ce jeudi soir. Selon Foot Mercato, plusieurs cadres du vestiaire auraient activement participé à un véritable saccage des installations du centre Robert Louis-Dreyfus.
Chambres retournées et extincteur vidé chez un dirigeant
Le bilan des dégâts, décrit comme choquant par le personnel du club, ressemble davantage à un dérapage de fin de soirée qu’à une préparation de sportifs de haut niveau. Des lits ont été déplacés, des chambres mises sens dessus dessous, et plus grave encore, un extincteur a été vidé dans la chambre occupée par l’un des dirigeants du club. Si certains en interne tentent de minimiser les faits en parlant d’une ambiance « colonie de vacances« , la direction est sous le choc face à ce manque de professionnalisme.
Un club sans pilote dans l’avion
Cet incident intervient dans un contexte institutionnel désastreux pour l’Olympique de Marseille. En seulement quelques mois, le club a perdu toutes ses têtes pensantes : l’éviction du président Pablo Longoria, la démission surprise de l’entraîneur Roberto De Zerbi et les tensions autour de Mehdi Benatia ont laissé un vide immense. Sans autorité forte pour tenir le vestiaire, les joueurs semblent s’être affranchis de toutes les règles de vie commune, illustrant une déconnexion totale avec les enjeux sportifs du club.
Une rupture définitive avec les valeurs du club ?
À deux journées de la fin du championnat, cet épisode de vandalisme scelle probablement le destin de nombreux joueurs dont l’avenir à Marseille était déjà incertain. Alors que les supporters attendaient de la sueur et de l’engagement pour accrocher une place européenne, ils reçoivent en retour l’image d’un groupe immature et irrespectueux de son outil de travail. La fin de saison s’annonce plus que jamais comme un immense champ de ruines à Marseille.

