OM : Grégory Lorenzi nouveau directeur sportif, quels sont ses premiers défis ?

Le passage de témoin saccélère à l’OM où Grégory Lorenzi devrait, sauf retournement de situation, succéder à Medhi Benatia au poste de directeur sportif. A 42 ans, l’ancien bâtisseur du Stade Brestois sapprête à changer de dimension pour piloter le nouveau cycle olympien.

L’arrivée de Grégory Lorenzi à Marseille intervient dans un contexte extrêmement délicat pour le club phocéen, marqué par une fin de saison que les supporters préfèreront oublier. Alors que l’OM occupe actuellement la 6e place de Ligue 1 et jouera son avenir européen lors de la dernière journée face à Rennes, la nomination de Lorenzi répond à une volonté de stabiliser l’organigramme sous la future présidence de Stéphane Richard. Ancien défenseur passé par la cité phocéenne durant sa formation, celui qui a fait les beaux jours du club finistérien depuis 2016 arrive précédé d’une réputation de recruteur malin, capable de dénicher des talents à moindre coût, à l’image des réussites enregistrées à Francis-Le Blé.

Un chantier financier et sportif colossal à la Commanderie

Le nouveau patron du secteur sportif devra immédiatement composer avec une réalité économique restreinte, le modèle olympien étant fortement dépendant d’une qualification en Ligue des champions qui semble aujourd’hui compromise. Privé de la manne financière de la C1, estimée à environ 50 millions d’euros cette saison, le club s’oriente vers une cure d’austérité inédite sous l’ère Frank McCourt, indique L’Equipe, loin des budgets records des exercices précédents. Lorenzi, habitué à travailler avec des moyens limités, devra notamment gérer le dégraissage d’un effectif pléthorique et le cas complexe des nombreux retours de prêt comme ceux de Meïté, Cornelius ou Maupay, tout en anticipant d’éventuelles ventes de cadres à forte valeur marchande comme Leonardo Balerdi ou Mason Greenwood pour équilibrer les comptes avant le passage devant la DNCG.

Parallèlement à la reconstruction de l’effectif, sa priorité absolue sera de sceller l’identité du futur entraîneur pour succéder à Habib Beye, dont le départ est acté suite au non-respect des objectifs sportifs fixés en février. Plusieurs pistes sont déjà à l’étude à La Commanderie, avec une préférence marquée pour des techniciens rompus aux joutes de notre championnat. Si les noms de Bruno Genesio et de Christophe Galtier circulent avec insistance dans les travées du Vélodrome, le profil d’Adi Hütter, libre depuis son départ de Monaco, reste également une option sérieuse pour incarner ce nouveau projet, conclut le quotidien sportif français. A suivre !


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