OM : La première de Stéphane Richard devant la DNCG vire à la catastrophe

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Attendu au tournant pour redresser la barre d’un navire en pleine tempête financière, le futur président de l’Olympique de Marseille a totalement manqué sa première grande mise à l’épreuve. Convoqué devant la DNCG pour défendre un budget phocéen exsangue, le dirigeant a accumulé les faux pas, poussant le gendarme financier à repousser sa décision en exigeant des garanties immédiates.

Une entrée en matière ratée et un cruel manque de sérieux

Le verdict est tombé tard dans la soirée pour l’Olympique de Marseille : « un sursis à statuer dans l’attente d’éléments complémentaires demandés au club par la DNCG ». Derrière cette formule administrative polie se cache un véritable avertissement pour l’état-major olympien. En effet, selon les indiscrétions dévoilées par L’Équipe, l’audition de Stéphane Richard a tourné au vinaigre.

L’ancien patron d’Orange, qui ne prendra officiellement les rênes du club que le 3 juillet prochain, a agacé l’auditoire dès les premières minutes en arrivant à son rendez-vous à 9h50, affichant 20 minutes de retard sur l’horaire prévu. Pour ne rien arranger, Richard s’est présenté strictement tout seul au siège de la LFP. Alors que l’OM est sous le coup d’une amende de 10 millions d’euros et d’une exclusion avec sursis des Coupes d’Europe par l’UEFA, la DNCG est tombée des nues en constatant l’absence totale de Frank McCourt ou de membres clés du directoire.

Un dossier jugé bancal et renvoyé à l’expéditeur

L’instance financière a eu la désagréable impression de voir le futur président marseillais arriver « la fleur au fusil » sur le fond comme sur la forme. Au terme d’une audience d’un peu plus d’une heure, la sentence est restée suspendue : l’OM a l’obligation de revenir très rapidement avec un dossier beaucoup plus carré, un plan de vente de joueurs réaliste et un budget consolidé.

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Si Marseille évite une sanction immédiate (comme une limitation des transferts ou un encadrement strict de la masse salariale), le club ne le doit qu’à la réputation et à la surface financière de son propriétaire américain. La balle est désormais dans le camp de Frank McCourt, qui va devoir injecter des fonds ou accélérer le dégraissage massif de l’effectif mené par Grégory Lorenzi pour rassurer les contrôleurs.

L’incroyable plan secret sur le dos de l’OL

Au-delà de cette prestation manquée, le quotidien sportif a fait une révélation stupéfiante sur l’état d’esprit de l’ancienne direction olympienne en fin de saison. Lors de discussions informelles avec la DNCG, certains décideurs marseillais tablaient ouvertement sur une exclusion administrative de l’Olympique Lyonnais des compétitions européennes. Un scénario sur lequel l’OM comptait pour récupérer un billet inespéré en Ligue des Champions et renflouer ses caisses.


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