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L’atmosphère est devenue irrespirable à l’Olympique de Marseille. Après le nul concédé face à Nice (1-1) ce dimanche soir, la frustration qui grimpait depuis des semaines a fini par exploser. Medhi Benatia réclamait publiquement plus de grinta et de caractère ; il a été servi, mais d’une manière qui risque de laisser des traces indélébiles. Les murs du vestiaire ont tremblé, marquant une rupture brutale au sein d’un groupe à bout de nerfs.
Le clash violent entre Habib Beye et Himad Abdelli
Tout a basculé au moment du débriefing d’après-match. Selon Foot Mercato, Habib Beye s’en est pris directement à Himad Abdelli, lui reprochant sa perte de balle fatale à la 88e minute qui a mené au penalty de l’égalisation niçoise. Le coach sénégalais n’a pas pesé ses mots sur l’entrée en jeu de l’ancien Angevin, l’accusant d’un manque d’investissement flagrant par rapport au reste de l’équipe.
La réponse de l’international algérien a été immédiate et cinglante : « Tu me parles pas comme ça, t’es pas mon père, il n’y a pas que moi qui suis entré » a-t-il lâché devant un vestiaire médusé. Le ton est encore monté quand Abdelli a envoyé un « je m’en bats les couilles » à son entraîneur alors que celui-ci tentait de s’expliquer. Il a fallu que les cadres du vestiaire interviennent pour éviter que la situation ne dégénère.
Une autorité contestée et un groupe en révolte
Ce vent de fronde illustre la crise profonde qui secoue la Commanderie. Si Medhi Benatia voulait voir ses joueurs « renverser la table« , il se retrouve aujourd’hui face à un vestiaire qui commence à se retourner contre son propre staff. En privé, certains joueurs estimeraient que Beye cible un peu trop facilement Abdelli pour masquer des carences qui sont avant tout collectives.
Agacés par une communication qu’ils jugent parfois décalée et par la pression constante de la direction, les cadres ne semblent plus d’accord pour encaisser les reproches sans broncher. L’autorité d’Habib Beye, déjà fragilisée par un bilan comptable décevant (seulement 4 victoires en 10 matchs), semble désormais sérieusement entamée de l’intérieur.
OMMercato OM : Le rêve tourne au cauchemar pour Himad Abdelli…Sur le plan purement sportif, ce nul contre le Gym est une catastrophe. Désormais relégué à quatre points du LOSC, l’OM voit ses chances de décrocher le dernier ticket pour la C1 s’évaporer au fil des sorties. L’équipe marque moins (1,25 but par match sous Beye contre plus de 2 sous l’ère De Zerbi) et la sérénité a totalement déserté le club.
Entre un entraîneur en conflit ouvert avec son milieu de terrain et une direction qui pointe du doigt le manque de professionnalisme, le sprint final ressemble de plus en plus à un chemin de croix. L’unité du groupe, qui était la condition sine qua non pour espérer un miracle, a littéralement volé en éclats ce dimanche soir.

