L’arrivée de José Mourinho sur le banc du Real Madrid pourrait accuser un contretemps inattendu. Alors que le technicien portugais était pressenti dans la capitale espagnole, l’irruption d’Enrique Riquelme dans la course à la présidence de la Casa Blanca redistribue totalement les cartes et fige l’avancée du dossier.
Le Real Madrid se retrouve plongé dans l’attente en raison du calendrier électoral interne qui bouscule les plans initiaux de la direction. Florentino Pérez, l’actuel président de l’institution madrilène basée à Valdebebas, doit désormais faire face à la candidature officielle de l’homme d’affaires Enrique Riquelme, qui avait jusqu’au 23 mai pour formaliser sa position. Cette rivalité politique soudaine engendre une impasse administrative dont José Mourinho fait directement les frais. L’ancien entraîneur du club merengue espérait sceller son retour dès le début de la semaine prochaine, mais les textes réglementaires limitent la marge de manoeuvre du pouvoir en place durant cette période de transition.
Un scrutin qui gèle les négociations de Florentino Pérez
Selon les informations relayées par le quotidien ibérique AS, le processus électoral va imposer une quinzaine de jours de stand-by avant que la situation ne se décante. Si Florentino Pérez conserve la gestion courante des affaires et la main sur les négociations contractuelles jusqu’au terme officiel de son mandat, la menace incarnée par son concurrent paralyse le timing de l’opération. Enrique Riquelme dispose de ses propres arguments pour séduire les socios et pourrait modifier radicalement l’avenir technique du club s’il venait à l'emporter. Un succès de l’opposant plongerait le projet sportif dans le brouillard, forçant le coach de Benfica à revoir ses plans pour la suite de sa carrière.

