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Le gendarme financier du football français a rendu son verdict très attendu. Ce vendredi, la Direction Nationale du Contrôle de Gestion (DNCG) a officialisé ses décisions concernant les deux Olympiques. Après avoir bénéficié d’un sursis de quelques jours pour affiner leurs dossiers comptables respectifs, l’Olympique de Marseille et l’Olympique Lyonnais écopent tous deux d’une mesure d’encadrement de leur masse salariale. Une issue logique qui s’inscrit dans les politiques de rigueur menées par les deux directions.
Le sauvetage de Frank McCourt évite le pire à l’OM
Pour l’Olympique de Marseille, l’attente a été particulièrement stressante. Mis en suspens par l’instance de contrôle afin de fournir des pièces complémentaires, l’état-major phocéen a multiplié les échanges pour défendre son plan de relance économique, basé sur de futures ventes massives sur le marché des transferts et une baisse drastique de son train de vie.
Cependant, la DNCG refusant de se contenter de simples projections ou de promesses virtuelles, le sort de l’OM reposait entièrement sur les épaules de son actionnaire majoritaire, Frank McCourt. Selon les informations de RMC Sport, le milliardaire américain a une nouvelle fois fait le nécessaire en apportant de solides garanties financières personnelles. Il s’est ainsi engagé à couvrir le déficit ou à injecter les fonds nécessaires si les objectifs de ventes estivales n’étaient pas atteints. Grâce à cette intervention, Marseille évite une rétrogradation administrative et écope d’un encadrement de sa masse salariale et de ses indemnités de mutation, une limitation des transferts qui valide la cure d’austérité déjà amorcée en coulisses par Grégory Lorenzi.
L’ère Michele Kang officiellement lancée à l’OL
Du côté de l’Olympique Lyonnais, la DNCG a prononcé un encadrement de la masse salariale au budget de reprise. Cette décision intervient dans un contexte historique pour le club rhodanien, trois jours seulement après la finalisation de l’accord de rachat par Michele Kang. La femme d’affaires américaine est officiellement devenue propriétaire de 87,7 % du capital d’Eagle Football Group pour un montant de 30 millions de dollars (environ 26,3 millions d’euros). Déjà à la tête de l’équipe féminine des Lyonnaises, elle avait présenté son plan de reprise solide mardi dernier lors de son audition.
OLMercato ASSE : L’arrivée polémique d’un ex-Lyonnais pour oublier Davitashvili ?« C’est une immense fierté. Cet accord nous donne enfin la possibilité de stabiliser le club en Ligue 1« , a salué Michele Kang ce vendredi lors d’un point presse chargé d’émotion. « C’est un moment historique. Je remercie les supporters et la ville pour leur patience. Cela a été le plus grand défi de ma vie personnelle et professionnelle. Plus de 100 avocats ont planché sur ce dossier, l’un des plus complexes de leur carrière.«
Surnommée la « Boss Queen » par ses joueuses, Michele Kang avait repris les rênes de la section masculine en juillet dernier aux côtés de l’Allemand Michael Gerlinger, suite à la démission de John Textor sous la menace d’une relégation. Depuis son arrivée, l’Américaine de 67 ans applique une gestion financière rigoureuse. Une politique d’austérité marquée par des ventes majeures, à l’image du récent transfert d’Afonso Moreira vers le Bayer Leverkusen pour 30 millions d’euros, qui permet aujourd’hui à l’OL d’entrevoir un avenir beaucoup plus serein et clarifié.

