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Une soirée en enfer pour les supporters bordelais. Ce samedi soir, lors de la toute dernière journée de National 2, les Girondins ont vu leurs minces espoirs de montée s’effondrer de la pire des manières. Pour s’offrir un miracle, Bordeaux devait battre Avranches et prier pour un faux pas de La Roche-sur-Yon. Non seulement le leader vendéen a fait le boulot, mais les hommes de Rio Mavuba ont totalement disjoncté en menant de deux buts avant de se faire remonter à 3-3. Un naufrage mental payé au prix fort : le club reste bloqué en N2 pour une troisième année d’affilée, d’autant que le statut de « meilleur deuxième », qui laissait espérer un repêchage, est tombé dans les mains de Bourges.
Dans un vestiaire en larmes, la bombe Gérard Lopez
Alors que la déception brisait les cœurs et que Rio Mavuba ne cachait pas son immense frustration face aux micros, une déflagration est venue de la presse. Le quotidien Sud-Ouest a révélé que Gérard Lopez était sur le point de lâcher le club. Acculé par un gouffre financier devenu impossible à combler personnellement, il faudrait sortir entre 7 et 9 millions d’euros immédiatement pour espérer convaincre la DNCG, l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois a enfin décidé de passer la main. Pour Bordeaux, c’est l’unique moyen d’esquiver une liquidation judiciaire qui semblait inéluctable.
Franck Tuil, l’ancien du LOSC appelé au chevet du club
Pour orchestrer ce sauvetage historique, Lopez s’est tourné vers une vieille connaissance : Franck Tuil, un homme d’affaires français qui dirige le fonds londonien Sparta Capital Management. Les deux hommes s’étaient croisés en 2017 au moment du rachat de Lille via le fonds Elliott. L’affaire est déjà très sérieuse. Loin des simples rumeurs de couloir, Tuil a déjà rencontré le maire de Bordeaux à deux reprises et s’est entretenu avec les équipes du Haillan pour commencer à structurer les contours de son futur projet.
Un soulagement total, peu importe l’échelon
Si les discussions vont au bout, Gérard Lopez se retirera complètement de la vie et des décisions des Girondins, ne gardant qu’un faible pourcentage financier en cas de retour futur dans le monde pro. La grande et bonne nouvelle pour le club, c’est que ce projet de reprise ne dépend absolument pas d’un miracle administratif de dernière minute. Franck Tuil est prêt à poser les millions sur la table pour rebâtir les fondations, même s’il faut repartir au combat en National 2. Pour le peuple bleu et blanc, qui réclamait le départ de la direction actuelle depuis des mois, la lumière apparaît enfin au bout du tunnel.

