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L’avenir du phénomène anglais semblait scellé, mais le principal intéressé vient de totalement relancer les dés. Fraîchement couronné par une place légitime dans l’équipe type UNFP de la saison, Mason Greenwood a envoyé un message fort au peuple marseillais. Loin des discours lisses, l’attaquant a lâché un puissant « j’espère pouvoir rester », rappelant au passage son immense plaisir à évoluer sur les pelouses de Ligue 1. Une sortie médiatique qui bouscule sérieusement les plans de la direction.
Sur le plan purement sportif, l’ancien joueur de Manchester United a survolé les débats. Sa saison individuelle est une immense réussite avec un bilan majuscule de 26 buts et 11 passes décisives toutes compétitions confondues sous le maillot olympien. De quoi attiser la convoitise de nombreux cadors européens et de richissimes formations exotiques. Reste que la situation financière de l’OM, privé de la manne financière de la Ligue des Champions pour l’exercice à venir, oblige le club à envisager une vente majeure lors du mercato estival.
Le prix de vente dégringole à 60 millions d’euros
Face à l’obligation de dégraisser sa masse salariale et de renflouer ses caisses, le board marseillais a revu ses exigences à la baisse. Alors que des montants oscillant entre 80 et 90 millions d’euros étaient fermement réclamés il y a encore quelques semaines, RMC Sport révèle que l’OM est désormais prêt à négocier à partir d’une offre de 60 millions d’euros. Un prix d’appel nettement plus attractif pour les recruteurs, bien conscients du besoin urgent de liquidités de la cité phocéenne.
Le piège de la clause de revente de Manchester United
Mais l’opération cache un terrible piège financier pour l’OM. Lors du recrutement du joueur en 2024 pour 26 millions d’euros, les Red Devils avaient inclus une clause particulièrement contraignante : un intéressement de 40% sur la plus-value d’un futur transfert. En cas de vente de Greenwood à hauteur de 60 millions d’euros, la plus-value réelle serait d’environ 20 millions d’euros. Sur cette somme, près de 14 millions d’euros fileraient directement dans les caisses du club anglais. Un constat amer qui complique grandement la mission de Grégory Lorenzi et Stéphane Richard pour équilibrer les comptes.

