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L’atterrissage s’annonce brutal pour l’Olympique de Marseille et l’échec de la qualification en Ligue des Champions laisse des traces indélébiles. Actuellement 6e de Ligue 1 avant l’ultime journée, le club phocéen doit faire face à un déséquilibre financier majeur. Selon les révélations de La Provence, le futur directeur sportif, Grégory Lorenzi, va récupérer un véritable « champ de ruines » et devra piloter un plan d’austérité drastique dès son arrivée.
Exode massif : les cadres poussés vers la sortie
Pour redresser les comptes avant le passage crucial devant la DNCG, l’OM va devoir se séparer de ses plus gros salaires et de ses plus fortes valeurs marchandes. Le quotidien régional annonce qu’aucun joueur ne sera intouchable. Ainsi, des piliers comme Pierre-Emerick Aubameyang, Leonardo Balerdi, Gerónimo Rulli et Pierre-Emile Højbjerg « devraient poursuivre leur carrière sous d’autres cieux ». Malgré sa volonté affichée aux Trophées UNFP de rester sur la Canebière, Mason Greenwood est lui aussi poussé vers un départ lucratif, tout comme Geoffrey Kondogbia et son salaire XXL.
Fin des prêts et fin de cycle
Le chantier de reconstruction sera d’autant plus titanesque que l’ossature actuelle va s’évaporer. Les joueurs prêtés cette saison, à l’instar de Benjamin Pavard, Ethan Nwaneri et Arthur Vermeeren, vont retourner dans leurs clubs respectifs sans que l’OM n’ait les moyens de les conserver. Lorenzi, habitué aux miracles avec un budget restreint du côté du Stade Brestois, va devoir faire preuve d’un génie managérial immédiat pour dénicher des profils low-cost capables de maintenir Marseille dans le haut du tableau.
Le casse-tête du nouvel entraîneur
En plus de devoir rebâtir un effectif compétitif à partir de zéro, Grégory Lorenzi va devoir régler la question du banc de touche. Alors qu’Habib Beye était pressenti pour poursuivre la saison prochaine, le futur homme fort du sportif olympien ne serait pas un grand fan du technicien sénégalais. Lorenzi va donc devoir trouver un nouvel entraîneur compatible avec cette politique de rigueur économique, tout en gérant la pression populaire d’un public marseillais qui s’apprête à vivre l’un des mercatos les plus sombres et mouvementés de son histoire récente.

