Tout juste promu en Liga, le Racing Santander affiche d’immenses ambitions pour son grand retour dans l’élite. Le club cantabrique tente de réaliser un véritable coup de maître sur le marché des transferts en négociant la signature de l’international français Nabil Fekir, libre de tout contrat après la fin de son aventure aux Émirats arabes unis.
Le champion du monde 2018 et ancien joueur de l’OL arrive au bout de son engagement avec la formation d’Al-Jazira, qu’il avait rejointe après son long passage au Real Betis. À l’aube de fêter ses 33 ans en juillet prochain, le milieu offensif franco-algérien ne cache pas son désir de retrouver la ferveur de LaLiga. Si la perspective d’attirer un tel talent sans avoir à débourser la moindre indemnité de transfert séduit profondément les dirigeants de Santander, l’opération s’annonce particulièrement complexe sur le plan économique.
L’entremetteur de luxe Sergio Canales au cœur du projet
Le Racing Santander est confronté à une grille salariale extrêmement rigoureuse imposée par ses finances et le fair-play financier espagnol. Pour s’aligner sur les exigences d’un joueur habitué à des émoluments princiers dans le Golfe, le club mise sur une arme secrète : Sergio Canales. L’enfant du pays est revenu cet été dans son club formateur pour mener le projet de maintien en Liga et utilise toute son influence en coulisses pour convaincre son ancien partenaire.
Les deux hommes ont partagé le vestiaire du Real Betis durant plusieurs saisons, développant une complicité technique et humaine hors du commun. Canales s’est personnellement activé pour vanter le projet d’El Sardinero auprès du joueur formé à l’Olympique Lyonnais. Pour finaliser l’accord, le gaucher devra toutefois consentir à un effort financier historique et accepter un contrat lissé sur la durée, truffé de bonus à la performance. S’il accepte de relever ce défi, Fekir offrirait une polyvalence précieuse et une immense expérience à une attaque cantabrique qui en aura grandement besoin pour exister la saison prochaine.

