« Nantes n’a rien à faire en Ligue 2 », les premières réactions après la relégation

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Le rideau tombe sur une époque. Après 13 saisons consécutives parmi l’élite du football français, le FC Nantes est officiellement relégué en Ligue 2. Ce vendredi soir, le destin des Canaris a basculé sur la pelouse du RC Lens (0-1). Malgré une volonté apparente de se battre jusqu’au bout, les Nantais n’ont pu que constater les dégâts face à un scénario cruel : deux buts refusés en première période et une réalisation fatale encaissée en toute fin de match.

Le bourreau s’appelle Mezian Mesloub

Ironie de l’histoire, c’est le tout jeune Mezian Mesloub, fils de l’ancien professionnel Walid Mesloub, qui a scellé le sort du club ligérien. Pour ses grands débuts professionnels, il n’aura fallu que 18 secondes au jeune Lensois de 16 ans pour tromper la vigilance nantaise. Un but coup de grâce qui symbolise une saison où rien n’aura souri au FCN, si ce n’est une victoire de prestige face à l’OM, désormais bien loin des préoccupations actuelles du club.

Le vestiaire nantais entre larmes et amertume

Après le coup de sifflet final, l’ambiance à Bollaert était au recueillement. Frédéric Guilbert, visage marqué, a appelé chacun à prendre ses responsabilités : « Ca fait mal, Nantes n’a rien à faire en Ligue 2 Je pense que sur les dernières rencontres, on a démontré que Nantes n’avait rien à faire à cette place. Chacun va devoir balayer devant sa porte. Si on est là, c’est qu’il y a des raisons », a-t-il lâché au micro de Ligue1+. De son côté, Nicolas Cozza a regretté les points bêtement perdus tout au long de l’année, notamment face à Brest ou Lille, qui auraient pu changer la face de cette saison ratée.

Le silence poignant de Coach Vahid

L’image la plus forte de cette soirée restera sans doute celle de Vahid Halilhodzic. Sorti de sa retraite à 73 ans pour une mission sauvetage jugée impossible, le technicien bosnien n’a pas pu cacher son immense tristesse. Incapable de répondre aux questions des journalistes, il s’est contenté de présenter ses excuses, la gorge nouée : « Si vous me permettez, je m’en excuse, je suis triste, je ne peux pas parler. Je suis trop triste, je ne suis pas capable de vous répondre ». Un départ déchirant pour une figure historique du club, qui n’aura pas réussi son dernier pari fou.


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