L’Olympique de Marseille l’a laissé partir sans vraiment lui donner sa chance. Aujourd’hui, Azzedine Ounahi régale à Gérone et attire l’œil de l’Atlético Madrid. Un dossier qui peut donner des sueurs froides à Medhi Benatia.
Il y a des décisions mercato qui, avec le recul, font mal. Très mal. Azzedine Ounahi en fait-il partie ? En quelque sorte… Recruté par l’OM en janvier 2023 en provenance d’Angers pour 8 millions d’euros, le milieu international marocain n’a jamais vraiment eu l’opportunité de s’exprimer sous les couleurs phocéennes. Trop souvent cantonné à un rôle de remplaçant, jamais pleinement intégré dans les systèmes successifs des entraîneurs marseillais, le Marocain avait fini par prendre la porte via un prêt au Panathinaïkos, puis un départ définitif à Gérone pour seulement 6 millions d’euros à l’été 2025. Une opération blanche, presque anecdotique sur le papier. Sauf que la suite a donné tort à tout le monde du côté de la Canebière.
L’Atlético Madrid s'emballe, l’OM peut nourrir des regrets
Car à Gérone, sous les ordres de Michel, Ounahi a retrouvé ce qu’il n’avait jamais pu exprimer à Marseille : de la continuité, de la confiance, et un rôle clairement défini. Résultat ? Le milieu de 25 ans enchaîne les performances remarquables depuis le début de saison en Liga, avec 4 buts et 2 passes décisives en 17 matchs, un taux de passes réussies supérieur à 86 %, et une capacité à éliminer dans les petits espaces qui rappelle ses meilleures sorties lors de la Coupe du monde 2022 avec le Maroc. Des chiffres qui ont tapé dans l’œil de Diego Simeone, toujours à l’affût de profils capables d’allier intensité et créativité dans l’entrejeu colchonero.
Selon les informations exclusives d’Africafoot, l’Atlético Madrid le suit désormais comme une cible prioritaire pour cet été. Gérone réclame environ 20 millions d’euros pour lâcher son joueur, soit plus du triple de ce que l’OM en avait tiré. Le RB Leipzig avait également tenté sa chance, mais Ounahi a refusé cette piste, préférant attendre une opportunité plus grande. La leçon marseillaise, elle, est cinglante : parfois, la patience vaut de l’or. Et Benatia le sait désormais mieux que quiconque.

