Waly Diouf : « A la Coupe du Monde, le Sénégal est un outsider qui peut devenir gourmand… »

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Artisan de la remontée de Dijon en Ligue 2, Waly Diouf savoure pleinement. A tout juste 29 ans, le grand frère d’Andy Diouf croit aux chances du Sénégal pour la prochaine Coupe du Monde. Il est l’invité de « 100% Foot, Farid & Co ».

Après la montée avec Dijon sur le terrain, quel a été ton premier réflexe ?
Déjà, il y a eu un envahissement de terrain. Tous les projets sont tombés à l’eau parce que je ne voulais pas ramener mon fils, ma femme au milieu de tout ce monde. J’avais peur qu’il soit bousculé ou écrasé. Après, on a célébré avec les supporters, puis avec les familles. La première chose, c’était célébrer avec nos proches.

À la fin du match, tu ressens quoi ?
La délivrance, la satisfaction, le sentiment du travail accompli. Et finir par une victoire, ça me tenait à cœur. Je ne voulais pas galvauder ce dernier match contre Orléans. En compétiteur, perdre ou faire nul aurait laissé un goût amer.

Premier message reçu après la montée ?
Mes parents. Ils n’étaient pas au stade, ils ont tout suivi sur YouTube. Premier appel, premier message : eux. Ma femme et le reste de la famille étaient au stade.

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Dijon c’est plus bouillant que la Lituanie, la Tunisie et la Tchéquie ?
Les derniers matchs à Gaston Gérard avec 10 000 personnes, ça peut concurrencer la Tunisie. En Lituanie ou République tchèque, c’était moins. La Tunisie, c’était très chaud, surtout le Club Africain. Dédicace à eux, ils ont pris le titre.

« Le plus sous-coté de Dijon ? Jordan Marié »

Le public change quoi ?
On est dans notre bulle, mais stade vide et plein, ce n’est pas pareil. Sans les fans, on n’est rien. Dans les moments durs, ça te porte. Et quand il faut aller chercher un résultat, ça te transcende.

Le National, c’est le vrai foot de combat ou le cliché est exagéré ?
Non, c’est exagéré. Aujourd’hui il y a beaucoup de clubs pros. Même les clubs amateurs se professionnalisent. Le cliché du National bourrin, c’est fini.

Le joueur qui t’a le plus gêné ?
Kapit Djoko de Sochaux. On se connaît depuis Versailles, nos familles aussi. Très fort, athlétique, technique. Je m’étais promis qu’il ne marquerait pas contre moi. C’est fait.

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Le plus sous-coté de ton équipe ?
Jordan Marié. Un joueur de l’ombre. Il joue partout, même blessé. Il voit tout avant tout le monde. Pour moi, il est largement sous-coté.

Tu as déjà pensé arrêter le foot ?
Jamais. J’aime trop le foot. Même en divisions inférieures, j’aurais continué. C’est une passion avant tout.

Aujourd’hui tu as 29 ans mais as-tu des regrets sur ta carrière, sur tes choix ?
Non. Je crois au destin. Tout ce qui est arrivé m’a construit. Les opportunités non abouties, c’est que ça ne devait pas se faire.

« Mon frère Andy, il est heureux à l’Inter »

Des nouvelles de ton frère Andy à l’Inter ?
Il est heureux. Faire un doublé dès la première saison, c’est fort. Il a dû s’adapter, apprendre un nouveau poste. C’est une saison d’apprentissage réussie. ll ne faut pas oublier qu’il est arrivé en toute fin du Mercato, fin août, de Lens. Il a dû s’acclimater à un nouveau coach, nouveau schéma tactique. Surtout, en Italie, ils aiment beaucoup le 3-5-2 ou le 3-4-3-4.  Ça lui a pris de la rigueur défensive. Il a découvert un autre poste parce qu’il a joué beaucoup piston droit là-bas. Ils aimaient bien le faire rentrer sur son pied gauche, qu’il puisse ouvrir le jeu.

Comment tu vois le Sénégal au Mondial ?
C’est un outsider qui peut devenir gourmand. Ils peuvent regarder tout le monde dans les yeux. Le premier match face à l’équipe de France sera important. Après avec une bonne dynamique, tout est possible.

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La médaille d’argent aux Jeux olympiques remportée par Andy, ton frère, est-elle le plus beau trophée de la famille Diouf ? 
Je pense bien. En tout cas, c’est le plus célèbre parce que ça reste les Jeux olympiques.  C’est la plus grande compétition olympique de sport. Cette médaille d’argent, on aurait préféré qu’elle soit dorée, bien sûr. Mais il faut savoir s’incliner quand l’adversaire est meilleur, en l’occurrence contre l’Espagne. En tout cas, ça reste une expérience de vie, d’abord, et de footballeur magnifique. Parce que pendant un mois dans ton pays, en faisant tous les stades de Marseille à Paris à Lyon, etc. C’est une aventure magnifique avec un coach emblématique qui est Thierry Henry !


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